Tenebros Poudlard Index du Forum
 
 
 
Tenebros Poudlard Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion

Concours Coupe des maisons

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Tenebros Poudlard Index du Forum -> Poudlard -> Bibliothèque -> Concours
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Choixpeau Magiques
CHOIXPEAU MAGIQUE

Hors ligne

Inscrit le: 19 Sep 2011
Messages: 30
Baguette: Dumbledore
Gallions: 100000000
En Couple avec: Choipette magique

MessagePosté le: Jeu 17 Juil - 16:30 (2014)    Sujet du message: Concours Coupe des maisons Répondre en citant

Bonjour à tous

Voici venu le temps de la première épreuve de la coupe des maisons versus juillet_août 2014. Que le meilleur gagne.


Règlement :

- Le jury sera tiré parmi les administrateurs : un par maison. Ils pourront participer s'il le souhaite mais ne pourront pas se donner de note.
- Tout le monde peut participer et pas seulement une personne par maison mais vous ne pouvez poster qu'avec 1 et un seul de vos comptes (adulte ou élève à partir du moment où il est rattaché à une des 4 maisons de Poudlard).
- Les point seront les suivants et ne changeront plus : 150 pour le premier, 100 pour le second et 50 pour le troisième. Tous les autres participants se verront récompenser de la somme de 25 points.
- Il est demandé un minimum de 1500 mots et un maximum de 5000 mots pour participer. La notation se fera en fonction : de l'intrigue, des idées développés, des rebondissements et du soin que vous apportez à votre post. ATTENTION : votre post soit avoir été réalisé et écrit sur notre forum (xooit)....Merci
- Pour avoir un maximum de point, vous devez aussi respecter dans votre histoire 2 impératifs : la rencontre d'au moins un méchant et la rencontre d'un peuple légendaire (au choix).

L'intrigue :
- Un objet important a été perdu voici des siècles et il sera vital pour vaincre Lord Melkor. Des légendes raconte qu'il se trouve au milieu de la forêt interdite. Raconte nous ton aventure.

A vous de jouer
Amicalement
Les administrateurs
.
    


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Jeu 17 Juil - 16:30 (2014)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Choixpeau Magiques
CHOIXPEAU MAGIQUE

Hors ligne

Inscrit le: 19 Sep 2011
Messages: 30
Baguette: Dumbledore
Gallions: 100000000
En Couple avec: Choipette magique

MessagePosté le: Lun 11 Aoû - 14:38 (2014)    Sujet du message: Concours Coupe des maisons Répondre en citant

Bonjour à tous !!

J'espère que vous avez avancés dans vos textes, il ne reste "plus" que 3 semaines.
Le jury sera composé d'un administrateur par maison qui je le précise n'aura pas le droit de voter pour son texte et pour les textes de sa maison ^^

Allez A vos plumes.

Le CHoixpeau
 


Revenir en haut
Derek Darwin
Invité

Hors ligne




MessagePosté le: Mer 27 Aoû - 21:44 (2014)    Sujet du message: Concours Coupe des maisons Répondre en citant

« Avis a tout les sorciers nous avons besoin de vous. Il nous faut trouver une arme capable de vaincre LordMelkor, tout ce qui est possible pour le vaincre. Nous avons besoin de vous. »


Derek lu la missive qu'il venait de recevoir par hibou et accourut dans sa bibliothèque  


Il resta des heures à feuilleter les livres de l'immense bibliothèque. C'est au bout de trois jours de recherches intensives qu'il trouva son bonheur, le clan Shur'tugal dont un des aïeul du roi actuel avait participé  à défaire  Lord Melkor. Leur camps était aux plus profonds confins d'une mystérieuse forêt appelée Du Weldenvarden.

 Le clan Shur'tugal vit depuis la nuit des temps dans la forêt Du Weldenvarden et possède une grande magie sylvestre lui étant propre. Ils sont connus pour avoir combattus le Valaar nommé Melkor et avoir aidé à l'emprisonner. 
Ils utilisèrent une mystérieuse orbe en cristal permettant de retirer toute sa magie à un sorcier et ainsi le rendre innofensif. 
 
Cependant plus le sortilège est puissant, plus l'orbe puise dans les réserves de son porteur, un risque d'épuisement voire de mort est donc à redouter pour un sorcier lambda


Derek se précipita pour prendre sa cape, il prit le réseau de cheminette pour se rendre là-bas. Il voulait aller voir dans les archives du Ministère consacrées à l'Ancien Monde. Aucune forêt de son monde ne semblait porter cet étrange nom de « Du Weldenvarden ». Cela pouvait signifier que Derek n'avait à faire qu'à une légende sans le moindre fondement. Ou bien, que celle-ci avait changé de nom une à plusieurs fois depuis la première chute de Melkor. Le jeune homme toqua au bureau des archives et demanda à la gérante répondant au doux nom d'Angela 


- Bonsoir Madame, auriez-vous des cartes de l’Ancien Monde. J'en ais besoin pour une mission importante, s'il vous plaît ?   


- Oh mais on ne peut rien refuser à un bel homme comme vous, dit-elle en papillonnant des paupières. Elle se leva et se dirigea vers un tiroir, elle l'ouvrit en cherchant un dossier et ajouta : Les cartes de l'Ancien Monde sont dans l'allée 133 Z.  


Derek chercha l'allée et la trouva au bout d'une heure de recherche, il avait allumé sa baguette car l'allée était la plus sombre et la plus vieille de toute les archives. A chaque fois qu'il passait une allée ancienne, une encore plus ancienne s’en suivait. 
Il trouva une carte en parchemin et l’étudia attentivement 

 Derek lui appliqua le sortilège de gemini et la cacha sous sa cape puis retourna vers l’accueil des archivesoù il salua Angela et retourna dans l'atrium. Il se rendit chez lui pour étudier la carte. Le jeune medicomage apprit par cette dernière que la forêt correspondait avec une forêt britannique mais qu'elle s’était agrandie pour donner la forêt interdite qui bordait Poudlard   


Derek avait maintenant délaissé Sainte Mangouste avec l'autorisation de sa directrice. Le Lord Melkor allaitattaquer incessamment sous peu. Les recherches qu'il avait faites sur les anciens peuples l'avaient mené jusqu'au seul clan d'elfe qui pourrait aider les élèves de Poudlard à vaincre le Lord. Il était l'un des seuls qui pourrait se faire passer pour un elfe. Il avait apprit tout ce qui concernait les elfes. Il avait apprit à vivre comme un elfe. Il se métamorphosait en elfe de pied en cap que se soit physiquement ou musculairement.Quand il s'est s'était  métamorphosé pour la première fois en elfe, il avait 7 ans pour un carnaval moldus avec l’école qu'il avait fréquentée. Le professeur lui avait dit que le costume était magnifique et voulait lui demander comment il l'avait fait. Le métamorphomage avait dû lui mentir et dire que les oreilles étaient du latex et le costume avait était fait main avec des feuilles d'arbres. Il l'avait encore et il lui servait, il ne faisait que l’allonger pour qu'il soit à sa taille et les feuilles qui le constituaient étaient protégées de sortilèges pour éviter que les feuilles ne fanent. Il le mit, il était séparé en un pantalon et une veste mais une fois fermé ne formait plus qu'une tunique faite de feuilles. Il transplana a l'orée de la forêt interdite juste à coté de Poudlard, les recherches qu'il avait faites sur les elfes l'avaient mené jusqu'à cetteforêt. Il se métamorphosa, ses os s’adaptèrent à une ossature parfaite, ses muscles devenaient plus puissant pour pouvoir courir plus vite. Il sentait la magie imprégner toute ses cellules, il devenait un elfe en quelquesminutes. Il se mit à courir dans la forêt, il courut pendant 20 minutes quand il entendit un arc se bander. Il s’arrêta et regarda dans la direction du bruit quand il vit
un elfe avec son arc toujours en joue sur lui et entendit l'elfe lui dire : 



-Qui es-tu ? Qu'es-tu ? tu ressembles à un des nôtres mais ton odeur a des traces d'humains et pourquoi es-tu là ? 


- Il faut que je vois votre roi ou votre reine et je répondrais a toutes ces question.   


Il garda son arc en joue et le mena jusqu'au centre du village elfique dont toutes les habitations étaient faites dans les arbres, le jeune homme était fasciné par ce qu'il voyait ces elfes étaient vraiment les seigneurs de la magie sylvestre et le roi arriva et lui dit : 


- Bonjour étranger, je suis le roi Lothond Hirastelar, roi des elfes sylvestre de la forêt interdite et dernier représentant de la race des elfes.   


-Bonjour majesté je me présente à vous moi : Derek Darwin possesseur du don des Darwin pour quérir  votre aide.   


- Vous êtes donc l'actuel protecteur de la faune mondiale.   


- Oui votre altesse.


- Je connaissais bien Charles et dans mes souvenirs, il était humain.   


- Je suis un humain majesté, je me suis juste métamorphosé en elfe pour n’être qu'un de vos humbles sujets.Si cela vous dérange je peux me métamorphoser en humain à nouveau. Je venais juste pour vous demander un service pour sauver le monde. Le monde des sorciers a besoin d'un objet qui pourrait nous permettre de vaincre Lord Melkor.   


- Votre ennemie est Lord Melkor ? Comment a-t-il pu revenir mon aïeul a aidé à le combattre et l'envoyer dans les limbes ? Ragnar était le tout premier elfe de la terre et il avait une source de pouvoir incommensurable mais une fois Melkor dans les limbes, son pouvoir a commencé à régresser car cet artefact a été détruit lors de l'attaque. Il a été détruit par Melkor lui-même mais les morceaux ont été rassemblés et son pouvoir est revenue. C'est mon père qui s'est occupé de cette restauration. Ce qui a permit de le vaincre la première fois fut une orbe appelé « l'argetlam » que je garde précieusement depuis les millénaire qui séparent la première guerre contre Melkor et je peux vous le prêter mais vous allez devoir passer une épreuve de courage pour pouvoir récupérer l'argetlam.   


le roi toucha la tête du jeune metamorphomage et il fut retransformé en humain, il ne sentit plus aucune magie en lui et le roi le conduisit devant une falaise d’où il pouvait voir un îlot.   


- Ta mission pour atteindre cet orbe sera de traverser ce précipice rien qu'avec la foi et le courage.   


Derek avait déjà entendu parler d'une épreuve dans ce genre et décida de traverser les yeux fermés pour se concentrer, il ressentait ce qui ce passait aux sons qui résonnaient dans la caverne, il entendit un caillou atterrir juste devant lui sur une passerelle et c'est à ce moment qu'il comprit que pour passer, il y avait une passerelle qui paraissait invisible quand on regardait de face mais qui était bien présente. Il commença doncà avancer plus franchement et arriva sur l’îlot prit l'orbe et fit le chemin INVERSE  et récupéra ses pouvoirs d'un simple touché du roi.   


- Tu es maintenant digne de recevoir l'argetlam. Va protecteur de la faune et revient pour me remettre cet orbe en main propre sous ta forme humaine ce fut un honneur de te RENCONTRER  et que tu ais voulut te fondre parmi les elfes mais pour ne pas te faire repérer, il faudrait que tu te métamorphoses plus tôt et que tu prennes un bain pour retirer toute odeur humaine mais je pourrais t'apprendre à tout savoir des elfes une fois cette guerre terminée. Si tu le souhaites biensur


- Bien majesté, je viendrais vous la rendre en personne comme vous le souhaitez. Je vais maintenant prendre congé et remettre cet orbe. Je serais ravis de recevoir votre savoir. 
  

Il se dirigea hors de la foret quand il fit la RENCONTRE d'un homme habillé de noir, il avait le pressentiment que les problèmes arrivaient, certainement un membre de la Secte Noire, il sortit sa baguette prêt à attaquer en cas de problème.   


- Alors alors alors sur quoi est ce que je tombe ? Un petit métamorphe. Je suppose qu'on a eut les mêmes informations et mon maître ne peut pas vous laisser cette arme.Et je n'ai aucune envie de me retrouver au chômage .


- Un membre de la Secte... je suis désolé de vous dire ça mais je ne vais pas vous laisser avoir cet orbe. « Expelliarmus! » 


- « Protego » tu m'attaques en traître! Moi, Isaac Castellan ! Tu aurais pu faire un bon membre pour la Secte mais tu viens de m'attaquer alors désolé mais adieu.   


S’ensuivit un long combat dont personne n'avait l'avantage, ce nom raisonnait aux oreilles de Derek. Il connaissait le porteur de ce nom un de ses amis à Poudlard, un Serdaigle assez doué en sortilège qui était maintenant devenue le directeur de Serdaigle et l'alpha des Lycans de cette même forêt. Il était temps qu'il fuit. Il savait que ce Castellan était là pour le ralentir, il espérait sans doute pouvoir l’empêcher de rejoindre le cœur de la bataille et vaincre Melkor. Il décida alors de transplaner juste après avoir envoyé un petificus totalus et se retrouva juste en première ligne de la bataille. Il neutralisa quelques sbires de Melkor et sortit l'orbe quand il fut visé par un sortilège du Lord et l'intercepta de l'orbe. Il sentit une grande fatigue le parcourir tandis que l'orbe devint aussi noir que la magie qu'utilisait le Lord et il tomba a genoux sans plus aucun pouvoir en lui pour en avoir essayé être sans pouvoir était très difficile à vivre. On a l'impression de perdre une partie de son âme quand on avait toujours vécut avec la magie il venait de transformer le plus grand mage noirdepuis voldemort en moldus, psychopathe, mais moldus quand même


Revenir en haut
Kanaliou Scarlet
POUFSOUFFLE

Hors ligne

Inscrit le: 12 Aoû 2014
Messages: 5
Féminin
Maison: Poufsouffle
Gallions: 50
Patronus: un chat
Grade: Sixième année

MessagePosté le: Ven 29 Aoû - 10:45 (2014)    Sujet du message: Concours Coupe des maisons Répondre en citant

Kanaliou se promenait dans la Forêt Interdite avec Sherkan, comme tous les soirs. Mais aujourd'hui, elle eu envie d'explorer un peu cette vielle forêt plutôt que de rester dans sa zone de prédilection. De toute façon, que pouvait-il lui arriver de grave alors qu'elle était accompagnée d'un tigre de presque 1m50 de haut et qu'elle était une des meilleurs élèves de 6° années de cette promotion? Pas grand chose. C'était donc parfaitement rassurée et confiante en elle-même qu'elle s'enfonçait dans ces mystérieux bois avec son ami. Mais voilà, moins d'une heure après, elle tomba sur la personne qu'elle voulait le moins croiser de tout le château, même tomber sur un professeur aurait été préférable selon elle. Car la personne qui lui barrait le chemin en cet instant n'était autre qu'Elena Chase, sa "sublime", sa "merveilleuse", sa "parfaite" soeur jumelle. Sa jalousie et sa haine envers elle s'éveillèrent à la seconde. Elle serra les points tandis qu'elle approchait de la préfète-en-chef. 


-Je peux savoir ce que tu fais ici?, demanda Elena en guise de salutation.


Certes elle était préfète-en-chef et c'était son boulot de trouver et punir les élèves qui ne respectaient pas le couvre-feu, mais elle pourrait éviter d'être aussi désagréable non? Bon, il faut dire aussi que Kanaliou ne s'était pas montré très agréable les rares fois où elle a dus échanger quelques mots avec la serpentarde. Elle s'était même montrée ignoble et exécrable. Mais elle ne voulait absolument pas parler à Elena, elle la détestait, beaucoup. Les rares personnes qu'elle détestait plus étaient ses parents biologique pour l'avoir abandonnée, et ses parents adoptifs pour lui avoir mentis. En fait, sa haine pour Elena découle plutôt du fait qu'elle était maladivement jalouse d'elle. La parfaite Elena avait été choisis par ses parents pour rester avec sa famille tandis qu'elle avait été abandonnée. Bien sur ce n'était pas la faute de sa jumelle. Mais elle ne pouvait, -ni ne voulait?- contrôler ses émotions. C'était donc avec une hargne sans limite qu'elle lui répondis:


-Je me promène avec mon ami, et toi? T'as pas quelques serpentard à martyriser?, cracha Kanaliou en pensant au souffre-douleur de cette maison: Rosens et Skinfield.


Certes ils le méritaient, mais tout le monde s'acharnait vraiment sur eux. 


-Je ne fais pas que ça de mes journées vois-tu? Je fais mon boulot de préfète-en-chef comme par exemple aller sermonner les simples élèves comme toi qui se promènent sans autorisation. 


C'est vrai, elle était prise en flagrant délit. Elle allait se faire punir... Elle qui voulait un dossier parfait. Tout faire mieux que sa jumelle, elle allait prendre une retenue par sa faute. La verte et argent du percevoir son malaise car elle ajouta. 


-Mais je ne suis pas entrain de faire une ronde, tu as de la chance. Je me promène moi aussi avec mon ami: Sage,dit-elle en désignant un aigle qui volait un peu plus haut.


Sherkan n'aimait pas que quelqu'un parle sur ce ton à sa maîtresse. Il grondait en s'approchant lentement de son ennemie. Mais Kanaliou lui intima le silence et de rester sage d'un seul ordre. Elle repris la conversation vus que de toute façon Elena ne la laisserait pas partir comme ça.


-Donc toi aussi tu fraudes. Ta conscience ne t'embête pas trop quand tu dois punir quelqu'un après? Si tu as une conscience bien sur..., termina-t-elle sur un ton narquois. 


Plus Kanaliou sera méchante et expéditive, plus vite elle pourrait-être de nouveau seule. Mais Elena ne l'entendait pas de cette façon. À trop fréquenter des Serdaigles, surtout Malory, elle avait acquis leur comportement: poser tout le temps des questions. 


-Tu es toujours agressive comme ça? Avec tout le monde? Pourquoi? Pourquoi moi particulièrement? Je t'ai fais quoi de mal? On ne s'est pratiquement jamais adressé la parole. Ça a un rapport avec le fait que l'on se ressemble comme des clones?


S'en était trop. Kanaliou ne pouvait supporter plus longtemps sa colère, la présence de sa jumelle, et ses questions, sans exploser. 


-Oui! Oui je suis toujours agressive comme ça. Oui avec tout le monde, mais encore plus avec toi. Pourquoi?! Parce que comme ça on me fout la paix, je n'ai pas à me faire d'ami, et je peux rester seule. Parce ce que je suis incapable de faire à nouveau confiance à quelqu'un. À cause de nos parents, et de mes parents adoptifs. Parce que je te déteste qu'ils t'aient choisis et pas moi! Parce que bravo Miss Marpple, ça a un rapport avec notre ressemblance. Parce que tu es ma foutus jumelle parfaite qui a pus grandir avec sa vrai famille tandis que moi j'ai passé 10 ans de ma vie à vivre dans un mensonge. Tout! Absolument tout était un mensonge!! Tu penses qu'après ça je devrais être obligée d'être aimable et joviale? Et ben non! J'en ai ma claque, je ne veux pas de faux semblant. Parce que je suis en colère et que je te déteste!!


Et voilà, 6 ans de colère refoulée, et de haine venait d'exploser en quelques secondes. Seulement, ils se produisis quelques chose de vraiment.... magique. La poufsouffle était tellement en colère qu'une vague de magie s'auto-expulsa d'elle à la force de ses émotions et se dirigea vers Elena. Mais "l'instinct" de la magie de la préfète reconnus celle qui arrivait vers elle et répondis en retour. Tant et si bien que lorsque les deux magies se rencontrèrent il y eut ni plus ni moins qu'une explosion qui projeta les deux soeurs un peu plus loins. Lorsque Kanaliou repris ses esprits il y avait un immense trou dans l'arbre qui se trouvait entre elles. Tellement grand qu'il formait une sorte d'arche. Un étrange sentiment poussait la curiosité de la jaune et noire à l'extrême et l'incitait à entrer dans cet arbre très étrange. Sans prendre en compte le fait de savoir si sa jumelle allait la suivre ou pas. Kanaliou était une jeune fille qui se laissait guidé part ses émotions et ses désirs. Donc si elle avait envie d'aller dans cet arbre, pourquoi ne le ferait-elle pas? Pour rien, donc elle entra dans l'arbre. Mais Elena était éprise du même sentiment. Et même si elle était plus réfléchie et plus sage, elle ne pouvait résister à sa curiosité et son envie de savoir ce qu'il y avait la dedans. Sherkan et Sage voulurent les suivre mais le portail se referma sur Elena, les laissant seuls, sans leur maîtresse, pour une durée indéterminée.


Lorsque Kanaliou entra dans l'arbre, elle fus éblouie par une intense lumière aveuglante. Lorsque ses yeux furent habitués à la luminosité, elle découvrit non pas l'intérieur d'un arbre, ce qui dans un sens était logique, mais une immense clairière parsemée d'arbre et recouverte de fleurs aux couleurs plus vives les unes que les autres. Il y avait des sortent de petits papillons qui voletaient de-ci de la. Mais en observant d'un peu plus près, elle découvrit que ce n'était pas des papillons, mais des fées!!


-Fascinant! Vraiment fascinant, murmurait la Poufsouffle.


-Je suis bien d'accord avec toi pour une fois, répondis sa jumelle.


-Elles sont belle hein?


-Hmm hmm, répondirent les jumelles en même temps.


He attendez une minute! Si Elena a répondus en même temps qu'elle... qui a posé la question?? Kanaliou se retourna et manqua de tomber en poussant un hurlement qui ressemblait à peu près à cela:


-AaaaaaAAAAAAAAAAaaaaaaaaaAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaahhhhhh!!!


Elle aurait pus penser que son interlocutrice était humaine, si elle n'était pas habillée de feuille et que sa peau ne ressemblait pas à de l'écorce avec des fleurs comme cheveux. 


-Qu... Qui êtes vous?, demanda la jaune et noire, non en fait surtout qu'est ce que vous êtes au juste?


-Et bien je suis une Dryade, ça ne se voit pas? Je suis Naila, enchantée de faire votre connaissance.


-Une... une Dryade? Rien que ça?


-Oui, une Dryade, vous savez, ces êtres de la nature qui vivent dans un arbre et son attaché à lui?Vous êtes sur d'être des sorcières parce que tout le monde sait ça non?


Elena décida de prendre la défense de sa soeur. Pas vraiment par sympathie, mais dans cet environnement inconnus, mieux valait s'entre-aider.


-C'est que les Dryades sont plutôt considéré comme des légendes dans notre monde à notre époque. Même à l'école des sorciers on en parle plus. Ma soeur que voilà était surprise de tomber sur quelqu'un... comme vous.


-Hm, je vois. Ok, excuses acceptée!


Euh... Quand est-ce que Kanaliou s'était excusée? Ou qu'Elena l'ait fait pour elle? Jamais hein? Ouf elle était rassurée. C'était cette Naila qui était excentrique sur les bords. 


-Et bien sur que vous êtes soeurs, je le sais ça, sinon vous seriez pas là.


Hein? Qui? Que? Quoi? Comment? Qu'est ce qu'elle baragouinait la?


-Comment ça?, demanda Elena en lisant mystérieusement dans les pensées de sa soeurs. D'ailleurs où sommes nous? Et qu'est ce qu'on fait ici?


Kanaliou remercia sa soeur du regard, elle n'était pas comme elle le pensait en fait. Peut-être que... Non non, oublier sa jalousie était impossible, du moins pour l'instant.


-Hein? Ah oui! Je dois vous expliquer tout ça. Je vous présente la vallée des fées. Elle protège un temple très ancien qui a été créé il y a des millénaires en même temps que la forêt que vous nommez "Interdite".


-La vallée des fées? Sérieusement?, se moqua Kanaliou, comme dans Peter Pan et le Pays Imaginaire? 


-Je ne connais pas ce "Pays Imaginaire" mais oui, sérieusement, la Vallée des fées. Elle est imprégnée d'une sorte de magie qui fait que seule quelques personnes peuvent entrer ici. Des jumelles. Il n'est pas commun d'avoir des jumelles, mais il est encore plus rare qu'elles possèdent les magies jumelles. Vous deux l'avez. Vos magies, votre signature magique sont exactement identiques. C'est extrêmement rare. Grâce à cela le portail de mon arbre s'est ouvert à vous. 


C'était... beaucoup trop d'information pour Kanaliou qui dut s'asseoir un moment. Alors non seulement elle était soeur jumelle avec Elena mais en plus leur MAGIE était identique aussi. C'était une farce? Par Merlin faite que ce soit une farce! Elena reprit ses questions en voyant que Kanaliou n'était pas en état de parler clairement.


-Qu'est ce qu'on fait la nous? Vous attendez quoi de nous?


-Si vous êtes ici c'est que vous êtes la pour la Corne surement.


-La Corne?


-Oui, elle existe depuis bien plus longtemps que moi. On raconte qu'un Héros grecque l'aurait arraché de la tête d'un rhinocéros à corps de lion et pattes de dragons. Je ne sais pas ce qu'il en est. Toujours est-il que cette corne est magique. Avec le creux de la corne on peut absorber la magie d'un ennemis et avec sa point on peut la retourner contre-lui. Mais pour l'activer une première fois, la "déverrouiller", il faut les magies jumelles, qui comme je l'ai dis plus tôt sont extrêmement rare. Si vous êtes la c'est que votre monde est en péril par un puissant ennemis et que seules vous peuvent apporter le moyen de le vaincre. Le portail se fermera dans quelques heures en revanche, vous n'avez pas beaucoup de temps, dépêchez-vous. Le temple se trouve de l'autre côté de la clairière. Il n'y a qu'une seule pièce dedans vous ne pouvez pas vous perdre. Allez-maintenant. Le monde entier compte sur vous.


Naila retourna dans son arbre, laissant Kanaliou et Elena en plan, comme ça. 


-Bon ben allons-y, lança la Poufsouffle en se relevant, après tout, "le monde entier compte sur nous", répéta-t-elle en exagérant, ce qui fit sourire sa soeur.


Elles se mirent en route. La clairière semblait sans fin et pourtant elles marchaient d'un bon pas. Au moins leur rencontre avec les fées, ce peuple oublié de tous, ravissaient leur yeux et Kanaliou voulait marquer dans son esprit un maximum de détail de cet endroit enchanteur. Mais apparemment le silence ne pouvait perdurer.


-Kanaliou je... commença Elena.


-Non, la coupa-t-elle, c'est pas le moment.


C'était surtout qu'elle ne se sentait pas prête à avoir cette discussion avec sa soeur. Non, elle n'était pas prête du tout elle ne voulait pas. Elle savait qu'elle allait lui demander de lui parler d'elle, de sa vie, pourquoi avait-elle été abandonnée, etc. Et puis ce n'était pas le moment. Elles devaient rester concentrer. Malgré ce panorama Idyllique, un piège pouvait quand même se cacher quelques part. Elles arrivèrent finalement devant le temple qu'elle devait trouvé. Sauf que hé hé, cette tête en l'air de Naila avait oublié de leur dire qu'il était fermé. Et qu'il n'y avait aucun moyen apparent de l'ouvrir. Il y avait plein de gravure dessus, et pendant que Kanaliou était entrain d'insulter mentalement cette vielle Dryade sans cervelle, Elena avait déjà commencé à les analyser. Ils avaient l'air sans aucun lien, et tous présents pour embrouiller le lecteur, le désorienter de ce qu'il devait vraiment voir. Mais abandonner ne faisait pas partis du vocabulaire de la Serpentarde et elle remarqua enfin qu'un symbole apparaissait deux fois au centre de la porte. Deux baguettes identiques qui se croisaient. Ce qu'elle expliqua à sa jumelle.


-Pff, facile quand on est une serpentarde qui a grandis dans un monde où la magie est une part de notre environnement depuis notre naissance, bouda Kanaliou. 


Elena ne releva pas le manque de sens de cette remarque par rapport à la situation et demanda à sa soeur de poser sa main sur l'un des symboles, ce qu'elle fit en marmonnant un truc qu'elle ne comprit pas. Elle posa sa main sur l'autre symbole, peut-être qu'elle pourrait entrer comme ça. Gagner, la porte se souleva au contact de sa peau. Elle était la meilleure. 


C'était aussi ce que pensait Kanaliou, mais sans le sentiment de satisfaction qui allait avec. Au contraire, cela n'avait fait qu'accentuer sa jalousie envers Elena. Ne voulant pas recréer une catastrophe comme tout à l'heure, elle s'abstint cependant d'en parler. Elles entrèrent donc dans le temple. Naila avait raison, il n'y avait qu'une seule pièce. La corne était au milieu sur une table. Il n'y avait aucune décoration tout était en pierre. Pour le côté accueillant et chaleureux on repassera. Kanaliou pris la corne sans aucune précaution, juste... comme ça. 


-Quoi c'est que ça? Le monde entier pourrait être sauvé grâce à ça? Et ben ma vielle, si y'a aussi peu de protection, je me demande pourquoi elle a pas été découverte plus tôt.


-Qui te dis qu'il n'y avait aucune protection idiote!, la sermonna Elena, t'as peut-être déclenché un piège en agissant sans réfléchir! T'es sur d'être ma jumelle parce que franchement je n'aurais pas agis comme ça. Qu'est ce que c'est bête!


Kanaliou se renfrogna, elle n'avait rien fait après tout... Mais une troisième voix brisa le silence. C'était un rire digne des plus grands méchants de films hollywoodien. Les jumelles levèrent le regard vers le fond de la pièce et virent une horrible créature à la peau aussi rouge que le sang, et les yeux aussi noirs que les ténèbres. 


-Permettez que je me présente. Je suis Eraär, je suis un démon de l'ancien temps. Je servais mon puissant maître Lord Melkor du temps de notre glorieuse Ère. Maintenant donnez-moi cette corne que je puisse le rejoindre à nouveau et semer le chaos!


-Non jamais!, hurla Kanaliou.


Elle lança un sort de lumière aveuglante sur la créature et attrapa Elena par le bras pour l'inciter à courir vers la sortie. Heureusement que cet Eraär était apparus dans le fond de la pièce et non pas entre elles et la porte, sinon elle aurait été dans de beaux draps. Elles retraversèrent la clairière dans l'autre sens en courant aussi vite qu'elles le pouvaient. Eraär était lent, mais pas autant que Kanaliou ne l'aurait espérer. Il allait les rattraper à un moment où un autre, c'était inévitable. Mais les petites fées firent quelque chose de très courageux qui emplit de gratitude Kanaliou. Elles affrontaient la créature, utilisaient toutes leur force pour le ralentir, l'arrêter. Assez pour qu'Elena stop la Poufsouffle dans sa course. 


-On doit utiliser la corne pour le vaincre.


-Quoi? Mais...


-Allez!!! On a pas le temps de tergiverser. Pense à ta magie dans sa forme la plus pur et essais de la matérialiser dans ta main, ordonna-t-elle en attrapant la corne en même temps que Kana la tenait.


Sans grande conviction, elle fit ce qu'Elena lui demandait. Mais quand elle vit que des petites fées étaient blessée en les protégeant, elle mis beaucoup plus de force et finalement l'intérieur se mis à briller intensément. La lumière absorba quelque chose qui venait de la créature rouge. Les filles retournèrent alors la corne comme l'avait dit la Dryade, pointe vers Eraär, et la lumière se projeta sur lui, il explosa en poussière dans un dernier cris de rage et de souffrance. 


Un calme assez lourd et perturbant. Kanaliou et Elena sourirent, elles venaient quand même de vaincre une puissante créature du mal en un seul coup. Elles pouvaient se permettre un peu d'orgueil non?


Mais la réalité les rattrapa bien vite. Elles devaient rentrés à Poudlard. Le portail était entrain de se refermer, et elles avaient encore au moins 200 mètres à parcourir. Elles sprintèrent comme jamais elles ne l'avaient fait, jusqu'à s'en crever les poumons. Elles se jetèrent finalement dans le portail qui terminait de se refermer pour toujours. Elles échappaient tout juste à une éternité enfermées dans cette clairière ou le temps n'avait pas d'emprise. Kanaliou s'accorda quelques minutes pour reprendre son souffle avant de se remarquer que Sherkan était entrain de faire une sorte de câlin à l'arbre, ses rugissement ressemblaient étrangement à des pleurs. 


-He mon gros, je suis là ne sois pas triste, le rassura Kanaliou.


Il se retourna, écarquilla les yeux, et son regard se fis pétillant. Il sauta sur sa maîtresse en lui léchant affectueusement le visage.


-He! Hey! Doucement Sherkan, ça va je suis vivante. Désolée de t'avoir fait peur. 


Finalement il recula un peu pour la laisser respirer. Il remarqua que "l'autre" était encore la et il se mit à rugir, prêt à attaquer. Mais sa maîtresse s'interposa.


-Non, ordonna-t-elle, tu ne l'attaqueras pas aujourd'hui. Elle m'a sauvé la vie tu comprends? Pour l'instant c'est la trêve ok?


Sherkan fusilla Elena du regard avec un air qui ne trompait personne. "Tss, tu ne paie rien pour attendre" aurait-il dis s'il pouvait parler. Kanaliou lança la corne vers sa jumelle qui la rattrapa sans la moindre difficultés. Pas meilleure poursuiveuse de l'équipe Serpentard pour rien hein? 


-Remets la aux autorités compétentes, dit-elle simplement, je ne veux plus être mêlée à ça. 


-Je... Kanaliou, si tu veux parler j...


-Non je ne veux pas, la coupa la Poufsouffle.


Elle s'était refermée sur elle en moins d'une seconde. Pourquoi Elena avait remis ça sur le tapis. Elles étaient entrain de faire la trêve, de commencer à s'entendre. Elle ne voulait pas parler de son passé, c'était si dur à comprendre? D'un bond elle s'installa sur le dos de Sherkan qui se mit à courir vers le château. Elle avait besoin de sommeil et de repos, et de digérer toute ce qu'il venait de se passer. Elle avait eu son lot d'émotion pour au moins les 10 ans à venir. Mais, dans sa hâte de partir, elle avait oublié que probablement seule Elena et elle pouvait se servir de la corne. Elena leva les yeux au ciel en rentrant à son tour au château. Apprendre à vivre avec sa jumelle ne serait pas chose aisée, c'était une certitude. 


Revenir en haut
Elwine Bones
SERDAIGLE

Hors ligne

Inscrit le: 28 Mar 2014
Messages: 197
Féminin
Maison: Serdaigle
Gallions: 422
Patronus: /
Grade: Deuxième année

MessagePosté le: Sam 30 Aoû - 12:49 (2014)    Sujet du message: Concours Coupe des maisons Répondre en citant

- Doucement.

- On a pas le temps !

- Si tu te casses la cheville ça prendra encore plus de temps.

- C'est bon j'ai compris ! Grommelais-je en ralentissant le pas.

Je jetais un regard derrière moi, une silhouette haute me rattrapa et se rangea à mes côtés. Grand, le teint glacé, farouche, joueur et déterminé, les cheveux d'une couleur cuivre comme les miens, Aiden BlackWood me servait de chaperon pour la soirée... je ne l'avais pas demandé, il m'était tombé dessus, et je dois dire que j'étais soulagée de sa présence même si je n'allais pas lui dire. Nous avancions d'un pas précipité à travers les couloirs de l'école, puis du parc, nous approchions de la forêt interdite.

Elwine Bones près de la forêt interdite... en plus d'être une forêt, celle ci était interdite... l'ensemble ne colle pas du tout avec ma personne. Je pourrais nier des interdits pour mes proches comme Thania, je pourrais défier les interdits en compagnie de Thania si il le fallait par devoir et parce que j'ai confiance en elle_Mais la foret, c'est autre chose, j'ai peur, je frissonne, je glapis comme un chiot apeuré, mes poils s'hérissent, mon ventre se tord, ma gorge avale ma salive douloureusement. Je n'ai pourtant pas le choix que d'y faire face. C'est un devoir qu'on m'a confié. Plus qu'un devoir d'ailleurs, une quête. Et je dois avouer que s'il ne s'agissait pas de la foret, l'endroit qui m'effraie le plus, j'en serais toute excitée ! Une quête, une aventure, c'est comme la Géante Poucelina qui rencontre des tas d'insectes et qui fini par planter un haricot magique pour retourner dans son pays... ou quelque chose comme ça, bref génial !

Pas le choix donc ? Pourquoi ? Et bien, vous l'apprendrez bien assez vite.

Nous continuons d'avancer. La lisière est là. Mon pas ralentis malgré moi, la sueur apparait, mon pouls s’accélère, j'ai mal, j'ai envie de rebrousser chemin, j'ai envie de pleurer et de tomber à genoux sur le sol boueux, je veux ma meilleure amie, je la veux, je veux Thania. Une main se referme sur mon bras, ce n'est pas elle mais il, Aiden, a compris, je crois. Comment ? Je ne sais pas. Mais il m'offre un regard doux et réconfortant. Je dois continuer. Je franchis le pas. Je me trouve dans la foret. Quelques mètres plus loin, une branche craque, une deuxième, une troisième, je n'ai pas le réflexe de saisir ma baguette, j'ai peur, mon cerveau marche au ralenti. Je vois les épaules du rouquin devant moi, il me protège, Aiden fait office de barrière, sa main tenant une baguette fermement, pointée vers la source du bruit, il est menaçant. Je m'accroche à sa taille inconsciemment comme une fillette, je n'ai que 12 ans après tout, lui, en a 18.

- Wowowow du calme les fillettes !

S'exclame une voix aigüe et rieuse de loin. Je me détache de Aiden et regarde en restant cependant toujours derrière lui. Une fille blonde adorable à l'air angélique sort de derrière un arbre, elle range sa baguette, elle aussi était prête à affronter l'inconnu... alors qu'elle est plus jeune que moi. Haley Fawkes.

- Une Serpentard dans la foret... je pensais qu'ils la fuyait... Gryffondor aurait ainsi donc concurrence en matière de courage... Intéressant. Commenta Aiden en lorgnant de bas en haut la nouvelle venue, une chance qu'elle ne soit qu'en première année... il lui aurait sauté dessus j'en étais certaine si elle avait été en cinquième année minimum ! La Serpentard grimaça, le regarda de haut avant de reprendre.

- Ouais bah les Gryffondor, je les emmerde.

- Vulgaire en plus, j'aime ! Souris Aiden. J'avais eu vent d'une querelle entre Haley et un ou plusieurs Gryffondor... c'était donc vrai. Cependant, il paraissait également que la verte avait en horreur davantage Poufsouffle pour une raison que j'ignore.

- Et les Poufsouffle ? Demanda Aiden qui était amusé par les réactions de la gamine. Pour toute réponse, cette dernière cracha sur le côté.... classe... charmant... si féminin... maman aurait tourné de l'oeil, elle qui est si délicate. Mon voisin hurla de rire... et Haley répondi par un grand sourire... ça ne devait par être souvent qu'on ne la reprenait pas sur son comportement.

- Qu'est ce que tu fais ici Haley ? Thania est avec toi ? Demandais-je en cherchant déjà partout.

- Bones ! Qu'est ce que TU fiches ici ? Et non, je suis toute seule, j'ai pas besoin d'un garde du corps aussi cool soit il !

- Tu l'as connais ? Une amie à toi ?

- Haley Fawkes. Elle fit blague de faire une révérence exagérée. ...une camarade... je crois... répondis-je pour continuer, hésitant sur les termes.

- Ouais on dira ça, disons qu'y a un gros point noir au tableau. Grimaça t'elle.

- Olliver n'est pas un point noir ! Il est blanc ! Elle éclata de rire... je fronçais les sourcils, quoi ? J'avais dis quoi de drôle ?!

- Olliver Argent ? Questionna Aiden qui essayait de saisir la situation.

- Ouais ce naze.

- Il est cool ! Grondais-je.

- Il est moche et il a pas le style quand il joue. Ajouta t'elle.

- J'adore cette petite. Commenta Aiden tout sourire. Je me retins de lui hurler dessus. Il fallait penser à autre chose... notre quête !

- Il faut continuer. Soufflais-je, essayant d'oublier ma charmante camarade qui se re-manifista rapidement.

- Vous faites quoi ?

Je donnais un coup de coude directement à Aiden pour qu'il n'en dise pas plus, l'affaire était risquée mais avec Haley en plus... j'aurais du mal a gérer... elle était aussi violente qu'Aiden... la version minipouce fille d'Aiden en fait.

- On part à la recherche d'un artefact pour sauver le monde... ou Poudlard... enfin un truc du genre. Répondit il niant mon coup de coude, en jouant des sourcils tout en prenant une voix de velours comme pour rendre la description plus alléchante.

- J'en suis ! Même si je comprend rien ce sera toujours plus fun que de retrouver des traces déjà effacées, mes victimes attendront.

Là c'est moi qui était larguée... 'ses victimes' ? En plus elle avait prit le même timbre de voix en plus aigu que lui... ils allaient bien s'entendre... au secours. Haley s’avança et se mit à ma droite, j'étais dès lors, encadrée par deux espèces violentes. Nous nous remîmes en marche avec une nouvelle personne. Aiden me prit la main pour continuer, bien qu'il y ai de quoi oublier et s'agiter, je ne pouvais ne plus penser que nous étions en foret, j'angoissais toujours.

Une heure s'écoula pendant laquelle j'en eu pour mes oreilles et pour ma voix... un magnifique débat sur mon modèle Olliver Argent. La conversation était stérile et ne mènerait à rien. Un hurlement se fit entendre... Nos trois paires de jambes s’arrêtèrent de marcher, les yeux alerte, les oreilles tout autant. La main d'Aiden ne se détacha pas de la mienne, je m'étais remise à trembler. Il essayait de me calmer en murmurant 'chuuut ca va aller'. J'en avais les larmes aux yeux, ca ne faisait que me rappeller ce rêve qui avait tourné au cauchemars alors que ça aurait dû 'bien aller'. Je n'avais pas confiance en ces mots à cause de cet horrible songe. Le hurlement retentit de nouveau.

- Un loup-Garou. S'agita Haley.

- Hein ? Je n'arrivais pas à formuler mes pensées, j'étais perturbée.

- Foret Interdite_Pleine Lune... Loup-Garou. Fit elle en détachant ses mots comme si elle s'adressait a une débile, je la maudirais plus tard.

Nous regardâmes en même temps vers le ciel, à travers les arbres... la lune était pleine.

- J'ai toujours voulu en rencontrer un ! S'exclama t'elle alors que moi et Aiden écarquillons des yeux. Bah quoi ?! Ils sont géniaux, féroces et tout miam !

- C'est eux qui feront 'miam' si ils te croises ! Répondis-je.

- Ou pas...

- Si, ils ne feront qu'une bouchée d'__Aiden m’interrompit d'un signe. J'écoutais. Nous écoutions.

Plusieurs bruits se firent entendre... trop de bruit.

- Courez ! Hurla Aiden.

Ni une, ni deux, nous courions à perdre haleine, je voyais les cheveux blond de Haley briller derrière elle à la lumière de la lune. Je sentais la main d'Aiden serrer la mienne trop fort mais pas assez en même temps. J'étais terrifiée et cette scène me rappelait celle de mon cauchemars. J'aspirais l'air frais, j'en avais mal, un point de côté. Haley, moi et Aiden, nos souffles étaient bruyants. Le bruit, lui, source de danger, était toujours derrière nous, avançant à la même vitesse... signe que ce n'était pas des loup-garous.

-'Je VouS aI' Sembla chantonna en écho une voix à travers les arbres.

Une pente, nous nous ratâmes dans notre course et tout trois nous fîmes un roulé boulé de trois mètres. J'entendis les cris de Haley quand elle se releva, Aiden me souleva et voulu continuer, je me dégageais de lui, je n'allais certainement pas laisser une camarade seule ! Allant à la rencontre de la serpentard, je remarquais directement sa jambe... un os y dépassait... c'était dégoutant. Elle essayait en vain de le remettre en place, paniquée autant que moi. Je devinais à ses yeux qui me regardait qu'elle était surprise que je ne sois pas encore parti, qu'elle ne pouvait plus courir alors que moi... si.

Aiden l'attrapa et la hissa comme un sac sur son épaule, elle hurla de plus belle, sa blessure jouant avec ses nerfs. J'imaginais bien des larmes perler sur son visage mais elle devait les retenir assurément. L'on reprit notre course, plus lentement... trop lentement.

Un bruit étrange siffla et une seconde plus tard je voyais un genre de filet s’abattre sur Aiden, il perdit l'équilibre et tomba de tout son long, entrainant Haley dans sa chute, laquelle percuta avec sa jambe ouverte le sol, une longue plainte s'en fut, déchirant la nuit. Je vis ma camarade se recroqueviller sur elle-même, elle ne devait être consciente que de la douleur, sinon elle aurait essayé de courir ou aurait sorti sa baguette ou une flopée d'insultes. L'espace de quelques secondes, je compris qu'elle était inconsciente.

- Haley !

Je vis Aiden se débattra dans ce filet.

- Aiden !

Je couru le rejoindre mais un autre filet vola et me bloqua mon avancée en s’entrelaçant entre mes pieds. Je tombais à mon tour. Je voulais rejoindre Aiden quand je me sentis tirer... un coup d’œil à mes pieds et... on me tirait bien d'un endroit, on m'attirait comme un animal prêt à être égorgé.

- NonnnnnNnnnn Aiden Aiden Aiden !!! J'hurlais à mon tour terrorisée. Mes doigts s'enfoncèrent dans le sol, cherchant de quoi agripper pour retenir mon corps, mes ongles devinrent brun de terre, c'était peine perdue.

- 'Je VouS aI' 'Je T'aI' 'tU vAS moUriRrrrR' refit la voix rieuse à donner la chaire de pouls, je vis à travers les arbres une personne se tenir, tapi dans l'ombre, je ne retins que son sourire s'étirant jusqu'aux oreilles et ses yeux brillants de méchanceté.

J'essayais d'attraper ma baguette mais elle avait été projeté plus loin pendant ma chute. Encore un coup d’œil vers mes pieds et ses buissons desquels on m'attirait, je vis une main... une main humaine... pleine de sang, puis un visage crouté avec des trous, des tatouages et divers morceaux en travers, pas de nez, juste des fentes, pas d'oreilles.. le regard du visage était avide... de la nourriture, voilà ce qu'il voyait.

- Nonnnnn. Je donnais à présent des coups de pieds sentant la fin approcher.

Une lumière bleu brillante jailli par dessus ma tête et repoussa l'individu, Aiden avait réussi a se détacher. Il lançait à présent des sorts en tout sens. Je me détachais avec difficulté, mes mains tremblaient. Une fois pieds libre, je couru ramasser la baguette d'Haley, cette dernière gisait inconsciente. Je lançais des Stupéfix en boucle. Nous reculions, ce n'est jamais bon signe de reculer. Nous fîmes arrêt à côté du corps d'Haley. Je me rendis compte, que nous ne nous en sortirions pas... nous étions faibles face a une espèce qui nous échappait. Ils apparurent les uns après les autres, une vingtaine...

- 'Fou.Tus' 'J'aI FaIm' 'VenEz' 'MouReZ' continuait la voix, cet Être en hauteur tapi dans l'ombre.



- Cours Emi' ! Te retournes pas ! Hurla Aiden épouvanté en me poussant.

Il savait que je n'abandonnerais pas une camarade, il était prêt à rester pour que je m'en aille. Sauf que... je ne pouvais me résoudre à partir... je n'étais pas lâche, j'étais loyale et je ferais tout pour ceux que j'aimais. Aussi, j'étais tourmentée, j'avais cru l'entendre m'appeler 'Emi' ' hors moi c'était Elwine, Wiwine ou Ellie à la rigeur... Emi' c'était... mon cauchemars. Mon cœur battait comme un fou. Ces êtres avançaient toujours, de longs ongles le servant d'armes au corps à corps.

Notre salut vint du ciel. Des flèches balayèrent le ciel au dessus de nous, s'abattant à raz des ennemis. Aussi menaçant soient-ils, ils finirent par reculer et repartir après deux trois salves de flèches. L'Être à la voix provenant des arbres également, laissant un petit rire derrière lui, la scène l'avait amusé à croire. Le calme revint tandis que nous regardions nos sauveurs... des hommes... non... des elfes, de longues chevelures et de longues oreilles. Un regard perçant et gris. Je perdis connaissances.

Je me réveillais quelques heures plus tard. Regardant autour de moi je ne vis que la nature, des espèces de cabanes en lianes entrelacés partout, des feuilles partout. Nous étions toujours dans la foret mais je n'avais pas peur de cet endroit, il était paisible. Je respirais lentement, j'aspirais l'air, doux et parfumé. Je m'étais redressé car j'étais avant allongée. Je remarquais alors Aiden contre un arbre qui après avoir croisé mon regard vint à ma rencontre.

- Ça va ? Me demanda t-il. La question était simple pourtant je ne pouvais y répondre, pas tout de suite.

- Ou est Haley ? Fis-je en pinçant les yeux et en scrutant les alentours. Aiden se raffala assis à côté de moi.

- Pas loin, une espèce de 'mère nature' regarde ses blessures. Il roula des yeux.

- La Sage. Nous n'avons pas de 'Mère Nature' sous forme corporel. Rétorqua une voix féminine et délicate.

Une jeune femme magnifique s’avança à notre rencontre, ses longs cheveux couleur de la lune entrelacé de lianes pour en faire des tresses, ce n'était pas une coiffure, c'était à mes yeux comme une œuvre d'art. Ses yeux pétillants et bleu ciel se posèrent sur moi de façon bienveillante_Puis sur Aiden avec une certaine animosité pour enfin revenir sur moi.

- Votre amie se remet. Elle ne pourra pas ceci dit vous accompagner de si tôt. Que font des humains aussi loin dans la foret ? Les risques sont bien grand par ici.

- Merci de nous avoir sauvé. Articulais-je.

- Ils étaient sur nos terres, vous avez eu de la chance. Je déglutis, ainsi donc c'était vraiment un coup de chance.

- Qui sont-ils ? Et, qui êtes vous ? Demanda Aiden d'un ton abrupte. La femme posa un regard glacial sur lui, autant que lui sur elle.

- 'Ils' étaient autrefois comme nous. Nous, sommes les enfants de la foret, des elfes de la foret. 'Ils' ont choisi un chemin obscur, devenant ainsi des elfes noirs. 'Ils' usent d'une magie proscrite, la magie du sang. Vous n'avez eu à faire qu'aux aspirants. Avant de faire parti intégrante d'eux, ils doivent passer des épreuves... offrir des sacrifices, se mutiler, se nourrir de leurs proies... de la barbarie.

- Des cannibales. Des dégénérés. Super. Critiqua Aiden en grimaçant grossièrement. L'elfe magnifique n’acquiesça pas, préférant le silence puis reprit.

- J'ai répondu à vos questions. J'aimerais moi aussi des réponses. Son regard se plongea de nouveau dans le mien. Je sentais que je pouvais me confier.

- Cela va mal dans le monde sorcier... Lord Melkor...il nous faut le combattre. Le directeur m'a fait demander, pour une raison que j'ignore j'ai été jugé apte à partir à la recherche... nous cherchons un artefact madame, un très vieux artefact. Une orbe de cette taille, de couleur rouge.

- Pas pour l'utiliser. Ajouta rapidement Aiden en voyant le regard de l'elfe changer. Ce n'est qu'une question de temps avant que l'ennemi ne mette la main dessus, et croyez moi, ce n'est pas vos fléchettes qui vont l'en empêcher. Nous voulons récupérer l'item avant lui, afin de, si pas le détruire, le cacher là où il ne viendra pas... notre directeur saura quoi en faire. Je connais la puissance, le pouvoir de cet artefact, j'en ai entendu parler. Ce n'est pas une légende.

- En effet. Cette orbe, jeune fille, est une orbe de résurrection et d'invocation à grande échelle... mais plus que ce qu'elle sous entend, elle permet de ramener tout Être à la vie, de chaire et d'os, pour les soumettre. Ceux que nous connaissons sont là quelque part, elle pointa un doigt sur sa tête, ils voient, observent, peuvent parler mais agissent contre leur grès. Ils ne sont plus que des marionnettes qui se délabrent au fil du temps. Un frisson me parcouru à cette idée. C'était horrible.

- Imaginez une personne malhonnête en sa possession... elle pourrait faire revenir des géants, des dragons d'une simple parole... imaginez devoir combattre un membre de votre famille, imaginez un père ressuscité dont la conscience est présente mais qui se voit étrangler son propre enfant par une force qui le soumet. Cruel.

J'avais envie de pleurer. Pourquoi une telle chose existait elle ? Qui avait peu créer un tel item ?! Et pourquoi moi ? Je ne voulais pas savoir cela, c'était si triste, si horrible. Comme si elle avait lu dans mes pensées, l'elfe répondis.

- Seul un enfant pur, au cœur tendre et sans méchanceté peut saisir l'orbe de son socle. Et je comprend pourquoi il vous à choisi, vous aussi. Elle regarda Aiden mais n'ajouta rien.

- Il est facile d'utiliser un enfant, Lord Melkor en aurait trouvé un... et une fois qu'il aurait obtenu ce qu'il cherchait, il se serait débarrassé du gosse.

Je saisissais à présent, même si certaines choses m’échappaient encore. Je voulais juste en venir à bout et retourner auprès de mes amis.

- Je vous accompagnerez. Vous ne craindrez rien en ma présence.

- Le plus vite sera le mieux. Intervins Aiden. L'elfe acquiesça.

- Allons y alors.

Aiden m'aida à me relever. Je m'étirais un peu, nouait mes cheveux, coinçait ma baguette -ramassée surement par les elfes- dans ma ceinture et je me mis en route. Notre départ fut suivi un peu par d'autres elfes, dont des plus jeunes fort curieux. Mèlrïn, notre accompagnatrice, nous informa que son peuple s'occuperait du retour de Haley. Durant notre voyage, elle nous apprit également le nom du 'chef' des elfes noirs, un certain 'Ärgùks' qui fut autrefois son compagnon. Cela devait être lui, perché dans les arbres, moqueur, se délectant de notre mort à venir si les elfes n'avaient pas été là pour nous aider. Aiden n'avait pas su se taire et avait eu le culot de répliquer sur ses gouts. En soit, un chemin tortueux vers un item 'mortel'.. génial ?

Nous arrivâmes à notre destination. Caché derrière des lianes et des ronces, une entrée se dessinait, un son de souffle s'en échappait.

- Une caverne. Soufflais-je. Mèlrïn acquiesça. Je m’apprêtais à suivre Aiden devant moi lorsqu'elle nous interpella.

- C'est un lieu sacré, seul le cœur pur peut y entrer, ou l'objet tant convoité, ne sera pas trouvé.

- Je ne le convoite pas. Je ne mentais pas. S'il y avait une autre personne apte, je lui aurait volontiers cédé ma place.

- Fort bien. Le cœur sombre étroitement lié doit entrer en communion en passant par l'arrière afin que les ombres libèrent le passage.

- Hein ?

- C'est quoi ce charabia ? Ajouta Aiden.

L'elfe soupira... nous avions réussi à l’exaspérer.

- Si c'était aussi simple que d'avoir un cœur pur pour prendre l'objet, n'importe quel enfant elfe aurait pu le prendre.

Elle avait en effet raison.

- Le cœur sombre dégage la voie pendant que le coeur pur se saisi. Le coeur sombre agit ainsi comme protecteur alors que le cœur pur s'accapare l'objet sans lever le petit doigt. Tout n'est pas noir, tout n'est pas blanc. Nous ne pourrions pas nous unir avec les elfes noirs. Vous deux par contre, formez un Tout, vous êtes liés. C'est pour cela que vous avez été choisi.

- Le Ying et le Yang. Fit Aiden plus pour lui-même que pour l'elfe. Je compris son allusion, enfaite, j'avais compris Aiden mais l'elfe avait réussi à complètement me faire perdre pieds. Aiden avait un cœur sombre ? Comment ça ? Oui ce n'était pas un ange mais... tout de même.

J'entrais finalement dans la grotte, m’éraflant les mains en me créant un passage. A l'intérieur, je ne vis rien, que du noir, qu'une épaisse couche d'obscurité... rien, le néant. J'avais de quoi angoisser mais je n'étais plus dans une foret et j'avais foi en Aiden. Il fallait réussir, nous allions réussir. Il était hors de question que Àrgüks ou Lord Melchior ou un autre lointain ennemi ne possède cette arme, cette orbe, entre ses mains. Le directeur allait le cacher, le détruire, le transformer en quelque chose de meilleur, bref il ferait le bien, ce qui était juste.

D'un coup d'un seul, comme par magie, comme si un aimant les attirait, le noir, l'ombre, l'obscurité, cette encre, se recula de moi, s'en alla, me quitta, laissant un pont de pierre traversant une pièce creuse et profonde à donner le vertige, un gouffre dans une grotte... je frémissais mais me resaisissais aussitôt. J’avançais progressivement sur le pont à mesure que l'obscurité s'éloignait quand je l’aperçu enfin, le socle, l'orbe luisant d'un rouge profond. Je n'hésitais pas une seconde mais murmurais néanmoins un 'Je me permet de te saisir' enfantin comme si je demandais la permission pour jouer. A peine fut elle entré en contact avec mes mains que sa couleur changea, virant au bleu ciel, m'aveuglant au passage un court instant. Elle était magnifique. Je n'avais pas le temps de l'admirer davantage ceci dit. Je rebroussais déjà chemin. L’obscurité reprit sa place petit à petit. Je quittais la grotte, réapparaissait à l’extérieur et retrouvait Aiden épuisé, lessivé et maintenu par Mèlrïn, inquiète, elle me rassura aussitôt.

- Son devoir a été difficile, rien d'insurmontable, il s'en remettra petite, ne t'en fais pas.

J’acquiesçais, tenant fermement l'orbe bleu ciel.

- Qu'entendiez-vous par 'vous formez un tout' ? Et par 'cœur sombre'... il n'est pas méchant... Je ne pouvais m’empêcher de le défendre.

- Ton cœur le sait déjà, ton esprit le comprendra plus tard. Rentrons à présent. Un de nos ainés, qui a des connaissances de certaines pratiques, à réussi à créer un portail.

- Comme... un portoloin ? Demandais-je curieuse.

- Je ne sais pas de quoi il s'agit mais je pense comprendre qu'ils ont le même but. Votre amie reviendra de la même façon.

Notre retour fut plus lent qu'à l'allée. Aiden était mi-conscient et complètement vidé de son energie. Arrivée au village, nous nous fîmes saluer. Tous regardèrent l'orbe mais aucun n'y toucha ou demanda à le soupeser. Je ne l'aurais confié à personne, je ne voulais pas gâcher les efforts de Aiden et Haley par ma stupidité. Mèlrïn nous guida jusqu'au centre de leur foyer. Là, une petite arcade de la taille d'une porte, formée de lianes, se dressait. Après quelques incantations d'une langue que je ne connaissais pas, les lianes de l'arcade se mirent à briller. Mèlrïn se recula, me tapota l'épaule et salua Aiden chancelant.

- Pensez à l'endroit ou vous devez aller et vous y serez. Cette porte menant à une autre. Nous nous rencontrerons peut-être de nouveau... peut-être pas. Je vous salue comme le roseau se courbe sous le vent.

Je leur souris, Aiden grommela... je jetais un coup d’œil rapide à l'état d'Haley non loin. Elle reviendrait sous peu. Enfin je franchis l'arcade en pensant au bureau du directeur. La seconde d'après je me trouvais devant une porte en bois avec Aiden à mes côtés, je n’eus pas le besoin de frapper que la porte s'ouvrit sur mon directeur, souriant il nous invita a rentrer. Je me mis à raconter dans les détails ce qu'il s'était passé et sans plus attendre je confiais l'orbe. Notre devoir était fini. Nous reçûmes des félicitations ainsi que du repos. Je ne demandais pas ce qui allait arriver à l'orbe. Je ne voulais pas savoir, ni la revoir.

Nous quittâmes le bureau pour rejoindre notre salle commune de Serdaigle. Là, avant d'aller se coucher, Aiden me demanda en me scrutant de haut en bas.

- Elle t'as dis quelque chose ?

- Pourquoi ?

- Réponds. Me fit il plus sèchement.

- Rien que je ne savais déjà... t'es sympa mais effrayant parfois.

L'espace d'un instant il paru blesser. Puis je reconnus le Aiden de tout les jours avec son sourire mesquin et moqueur ainsi que sa langue bien pendue.

- Sexy aussi.

- Même pas en rêve. Répliquais-je.

Il pouffa de rire avant de s'en aller dans son dortoir lentement. Je fis de même. J'étais épuisée mais j'avais vu beaucoup de choses magnifiques. Jamais je ne le regretterais.
_________________
[Fantasy_16_33ccff]

~ Poursuiveuse ~


Revenir en haut
Sylvius Césarius
DIRECTEUR

Hors ligne

Inscrit le: 09 Oct 2011
Messages: 4 710
Localisation: Château de Versailles
Masculin
Maison: Gryffondor
Baguette: Harry
Balais: Eclair de Feu
Gallions: 8888
Patronus: Un Faucon
En Couple avec: Mafalda Owen
Animal: Faucon
Grade: Directeur, Membres du Ministère, Ministre de la Magie

MessagePosté le: Dim 31 Aoû - 16:41 (2014)    Sujet du message: Concours Coupe des maisons Répondre en citant

J’étais sidéré par le silence qui régnait sur ma maison, celle qui m’avait accueilli alors que je n’avais encore que 11 ans, celle qui m’avait vu grandir, plus encore que ma vraie maison qui me rappelait sans cesse la séparation de mes parents. Ce lieu était devenu ma maison de cœur puis ma maison de vie quelques années plus tard lorsque j’y étais revenu comme professeur. Même encore aujourd'hui alors que j'habitais avec Mafalda une maison à Pré aux Lards, je considérais Poudlard comme ma maison.

Poudlard, Ecole magique, lieu de vie, de légendes merveilleuses mais aussi de morts, de malheurs et de grandes batailles ! Justement une nouvelle se profilait à l’horizon, je le sentais confusément. Depuis que Lord Melkor m’avait rendu, partiellement certes mais rendu quand même, mon corps, j’avais un nouveau don. Je sentais le danger venir, en fait c’était une sorte d’alarme préventive. Quelque chose que j’ai beaucoup de mal à expliquer : comme des dès qui se mettaient à tourner, à rouler dans ma tête annonciateur que quelque chose allait bouleverser mon quotidien. Je ne savais jamais à l’avance mais à chaque fois cette sensation est apparue lorsqu’un évènement est venu bouleverser ma vie.

Là, ils tournaient depuis que j’avais remis les pieds au château et cela me confortais dans l’idée que cela le concernait ou que cela aurait lieu là. Je ne sais pas ce qui se profilait mais un événement ayant trait à Poudlard allait se produire. Je ruminais ainsi depuis plusieurs jours et mes pas m’avaient emmenés vers la tour d’observation, là même où 21 ans auparavant Albus Dumbledore avait trouvé la mort. Je me souvenais de cette terrible nuit, de l’impression de vide qui s’était emparée de toutes les personnes présentes dans la cour, de ces baguettes levées vers le ciel qui avaient éteintes la marque des ténèbres. Et aussi de ce message venu d’outre-tombe m'ordonnant de ne pas revenir l’année suivante à l’école pour chercher avec mon père dans ces archives un moyen de vaincre Lord Voldemort mais aussi d'aller chercher de l'aide auprès de ma mère et de son livre des ombres. Je n’avais rien trouvé et j’étais arrivé trop tard avec ma mère pour la bataille finale. Encore aujourd’hui, je m’en veux et j’essaie de racheter cette faute qui, même si elle n’est est pas une, l’es à mes yeux.

Je montais les marches de la tour et arrivant au somment m’approchais de la balustrade. Je m’accoudais et regardais le parc et plus encore le panorama qui s’offrait à mon regard. Chaque fois que je le contemplais, quelque chose de nouveau s’offrait à moi, j’avais l’éternelle impression que le décor ne changeait rien que pour moi et cela m’emplissait d’une grande sérénité. Je m’apprêtais, l’esprit apaisé, à redescendre lorsque je vis des étincelles rouges transpercer le haut des arbres et monter dans le ciel afin de redescendre en corole. Ce signal bien connu des sorciers indiquait qu’une personne était en danger et le signalait. Ne pouvant transplaner dans les murs dé l’école, je descendais les marches quatre à quatre puis rejoignait le grand hall afin de sortir du château. Enfin, je me dirigeais d’un pas rapide vers la cabane de mon ami Hagrid.

 J’arrivais tout essoufflé et il me regardait avec de grands yeux ébahis

- La dernière fois que je t’ai vu courir ainsi mon bon Sylvius, c’était en 6ème année et que tu fuyais je ne sais plus qu’elle fille qui était tombée amoureuse de toi.
- Très drôle Hagrid. Je ne me souviens plus de cette histoire mon ami.
- Ne m’étonne pas ! Qu’est ce qu’il t’arrive
- Je viens de voir des étincelles sortirent du couvert des arbres dans la forêt, je pense que quelqu’un a besoin d’aide. Je venais te chercher pour venir avec moi.
- OK pas de problème, je prends mon arbalète et on y va. J’emmène Crokdur ?
- Non laisse le, ton vieux chien ne demande qu’a rester au calme.
Sans rien dire, il entra dans sa cabane et ressortit avec un grand sac et son arbalète.
- Allez en route !

Je suivais mon ami lorsqu’il me revint en mémoire que j’avais aussi lu dans un vieux grimoire qu’un trésor, une arme pour être plus précis, était cachée dans la forêt interdite. J’avais toujours repoussé le moment de me mettre à sa recherche mais je ne pouvais m’empêcher de me dire que l'inconnu qui appelait à l'aide était peux être aussi sur ces traces. Après tout les temps était devenu incertain et chaque camp cherchait à prendre l’avantage sur l'autre. Lord Melkor était une vraie menace et nous allions avoir besoin d’autre chose que de la magie classique. Les veilles archives de mon père ne précisait pas ce que c"était mais que cela permettait de lutter contre les affres de la noirceur. Je rechignais à utiliser une arme mais face à ce type d’individu, il nous fallait tout tenter. Ces étincelles rouges et les dés qui tournaient dans ma tête étaient peux être le signe que c’était le moment d’agir.

Toujours perdu dans mes pensées, je n'avais pas remarqué que nous avions plongé profondément sous les arbres, rien ne bougeait autour de nous et cela n’avait pas l’air de rassurer mon ami Hagrid car il tournait sans cesse la tête.
- Un problème Hagrid ?!
- Hum !! Je ne sais pas encore mais je n’aime pas l’odeur de la forêt aujourd’hui et elle me rappelle des périodes sombres et troubles.

Loin de me rassurer, cela me mit sur mes gardes, Hagrid ne craignait rien ni personne. C’était un demi-géant donc s’il n’était pas rassuré alors le monde allait se retourner sur lui-même. Je sortis ma baguette et m’assurais d’avoir mon katana dans le dos, on n’était jamais assez prudent. Ne sachant pas à quel ennemi nous serions confronté, il valait mieux prévenir que guérir. Nous marchions déjà depuis un bon moment lorsqu’une ombre passa devant nous entre les arbres. Je n’eux pas le temps de voir ce que c’était, elle repassa de nouveau.
- Arrête toi Sylvius ! dit Hagrid en prenant son arbalète
- C’était quoi ? des centaures ?
- Non sûrement pas.
- Quoi alors ?!
- Sylvius je ne connais pas toutes les créatures qui peuplent notre forêt.

Là je venais d’en apprendre une bonne qui me laissait pantois. Comment Hagrid pouvait-il ne pas connaître toutes les créatures qui hantaient la forêt. Alors que j’allais lui demander des explications, une voix retenti entre les arbres.
- Qui êtes-vous ?! Humains qui vous enfoncer aussi profondément dans un territoire qui vous est inconnu et hostile
- Je suis Sylvius Césarius, professeur de vol à Poudlard et voici mon ami Hagrid garde-chasse et gardien des clefs et des lieux de Poudlard.
- Je connais ton ami, je l’ai déjà vu dans la forêt et les autres créatures le respectent. De toi, j'ai entendu parler. Que faites-vous ici ?
- Nous venons en aide à un sorcier ou une sorcière qui a envoyé un signal de détresse
- Qui vous dit que c’est un ami ?
- Ami ou pas, il ou elle est en détresse et cela me suffit. Je ne répondrais plus à aucune de vos questions tant que je ne serais pas à qui j’ai affaire
- Ah les humains !!!

Une magnifique biche blanche dont le front était orné de magnifiques cornes dorées sortit de sous le couvert des bois. J’en étais estomaqué, je n’avais jamais vu un animal aussi beau et aussi majestueux. Elle avait la stature d’un taureau, puissante et forte mais tout en majesté et en beauté.
- Qui êtes-vous ? demandais-je d’une voix incertaine pendant que je voyais Hagrid bouche bée rabaisser son arbalète.
- Je suis Taygète!
- Bon sang, la 5ème biche des légendes Grecques. Ainsi donc c’était vrai.
La biche me regarda droit dans les yeux et je lisais de nouvelles choses dans son regard.
- Oui et que sait tu encore humain ?
- Aux dires de Callimaque de Cyrène, cinq biches rapides, de la stature d'un taureau, paissaient sur les bords du fleuve thessalien Anauros, au pied du mont Parrhasion. Lorsqu’Artémis les pourchassa, et en captura quatre qu'elle attela à son quadrige. La cinquième s'échappa en traversant le Céladon jusqu'à la colline de Cérynie. Le cervidé étant de ce fait consacré à Artémis, il était défendu de la toucher et a fortiori de la tuer. Mais Héraclés la pourchassa et la captura. Artémis le laissa faire à la condition qu’il la libère une fois sa tâche accomplie. Héraclès s’acquitta de sa tâche et on perd sa trace. On dit que c’était la pléiade Taygète et qu’Artémis l’a métamorphosé afin de la soustraire à Zeus.
- Impressionnant, ainsi donc il reste des humains qui s’intéressent aux vieilles légendes. Eh bien oui c’est vrai ! Après m’avoir relâché, Héraclès qui était un grand sorcier m’a fait transplané ici afin que j’échappe à mon destin. J’y vis caché de tous dans la plus grande tranquillité depuis des siècles et des siècles. Enfin jusqu'à il y a peu.
- Pourquoi nous voyons vous alors ! je ne vous avais jamais vu demanda Hagrid
- Car j’ai le pouvoir de me cacher à vos yeux mais je ressens un grand danger pour la forêt et ses habitants et pour la terre dans son entier. J’ai donc décidé de me révéler à votre regard.
- Pourquoi faire ?
- Pour vous dire de vous hâter !
- Comment cela ?
- Votre présent, votre avenir sont en danger. Devant vous se situe le danger mais derrière vous se situe la perte. Hâtez-vous et triompher ou s’en sera fini de nous
- Je ne comprends p….
Je n’eus pas le temps de finir ma phare, elle avait disparu.
- Merde ! hurlais-je
Hagrid s’approcha de moi et posa sa grosse main sur mon épaule
- Tu as compris quelque chose ?
- Non mais quoique cela soit, nous avons intérêt à nous dépêcher.

Il se contenta de me faire un signe de la tête puis nous repartîmes. Cette fois-ci nous ne marchions plus, nous courrions presque à en perdre haleine. A bout de souffle nous finîmes par apercevoir une clairière, lorsque nous y pénétrâmes le spectacle qui s’offrait à nous était désolation : des cadavres de centaures, d’araignées, de trolls et autres jonchais le sol dans un immonde et putride charnier. Je mis ma main devant mon nez.
- Qu’est ce qui s’est passé ici ?!
- Je ne sais pas mais ce n’est pas bon du tout.
Des bruits se firent alors entendre dans le couvert des bois derrière nous. C’était nombreux et guttural. A vrai dire, cela ne m’inspirait rien de bon.
- Hagrid vient derrière moi
- Tu rigole ou quoi, tu veux me protéger ?!
Si le danger que je ressentais n’avait pas été aussi proche, j’aurais sûrement éclaté de rire devant l’image d’hagrid essayant de se cacher derrière moi.
- Mais non voyons !!!!! Dos à dos pour affronter tous les côtés.
- Ahhhhhhhh !! Ok.

Je failli me retrouver par terre lorsqu’Hagrid se retourna. Il m’avait en effet donné un grand coup de fesse involontaire mais je réussis à rester debout. Je ne sais pas ce qui venait vers nous mais cela n’avait pas l’air rassurant surtout si c’était ce qui avait provoqué le charnier.
- Maxima protégo murmurais-je plusieurs fois de suite en agitant ma baguette dans de grand ronds autour de nous. Aussitôt un filet bleuté s’échappa de ma baguette et vint nous entourer.

Au même moment une énorme bestiole sortit de sous le couvert des bois juste devant moi. Elle mesurait entre 2 m et 2,50 m de hauteur, bipède, elle possédait deux bras, une queue et cinq longs appendices dorsaux. Sa tête était probablement sa particularité la plus frappante et la partie de son anatomie qui la singularisait le plus. Elle était toute en longueur et se terminait derrière par une pointe et devant était terminé par une bouche tapissé de milliers de dents. Elle grogna alors un son guttural affreux et je pus voir qu’elle possédait une seconde mâchoire. Rien de bien rassurant. Une seconde créature sortie sur ma droite ce qui me permis de voir la queue dont ils étaient équipé et il ne faisait aucun doute qu’il valait mieux éviter d’en prendre un coup. Plusieurs bruits m’indiquèrent que d’autres créatures étaient sorties du bois.
- Ainsi donc vous êtes venus ?
Je ne voyais pas qui prononçaient ces mots mais la personne n’était pas loin de nous.
- Vous nous attendiez ?!
- Vous précisément non ! Disons que j’ai lancé un signal et que j’espérais qu’un sorcier y répondrait.
- Et pourquoi faire sans indiscrétion !! Vous n’avez pas l’air en danger ! Ou en tout les cas pas sans protection si ces bestioles vous protègent.
- Oui ! Elles veillent sur moi. De vous, j’ai juste besoin de votre sang pour ouvrir une salle secrète qui se trouve prêt d’ici.
- Vous ne pouviez pas le dire avant ?! Un petit message et un hibou et je me serais fait un plaisir de vous en faire parvenir. Pas besoin de mettre en place toute cette petite comédie et surtout d’assassiner autant de monde pour si peu.
- Ah cela !!!! Disons qu’ils sont venus aussi mais ils ne convenaient pas. J’ai besoin de sang humain rien d’autres, j’ai donc du …comment dire…improviser.
- Puis je demander à qui j’ai affaire ?! demandais-je en passant du coq à l’âne.
- Oh certes !!!! répondis un homme qui sortit de derrière une créature.

Ma tête me fit mal, je voyais des flash et je sus qui s’était.
- Hasgard !!!!!!!!! Vous ici !
- Oui Sylvius, moi-même. Cela me fait bizarre de me retrouver en face de mon maître et de savoir que ce n’est pas lui. Quel plaisir, il va prendre en apprenant votre mort pour la seconde fois.
- Méfiez-vous !! Ne dites on pas « jamais deux sans trois » ?!
Le visage d’Hasgard jusque-là souriant se crispa dans un rictus mauvais.
- Pourquoi ne pas prendre votre sang ! enchainais-je.
- Vous allez bientôt mourir, je peux donc tout vous dire.
Mourir, je n’en avais aucune intention mais je n’allais sûrement pas lui couper la parole pour si peu, avec un peu de chance, il allait tout me dire.
- Voyons, vous ne vous souvenez pas ? En me faisant revenir à la vie après la mort que m’avait infligé Arya, mon maître n’a pu me redonner ma nature humaine et je n’ai plus de sang chaud qui coule dans mes veines.
- C’est un problème !
- Plus maintenant vous êtes là !!! dit-il avec un sourire qui était franchement devenu mauvais et carnassier.
- Dernière question avant que vous ne nous tuiez, pourquoi ouvrir cette salle ?
- Vous ne le savea pas ?! Vous le grand historien !!! Elle contient une vielle magie laissé par les Valars et cette arme pourrait être utile à mon maître.

Ainsi donc les anciens écrits que j’avais lus disaient vrai !! Une arme était cachée sur ces terres. Pourquoi ne l’avais-je pas cherché avant, pourquoi avais-je tant tardé ?! Je me maugréais pour cela.
- Et maintenant ?
- Et bien vous allez mourir tout simplement, mes amis ici présent, dit-il en montrant les 5 créatures qui nous entouraient, vont se charger de vous tuer. Je n’aurais plus qu’à récolter votre sang encore chaud et à me rendre dans la salle pour l’y répandre.
A peine avait-il fini sa phrase que les créatures firent un pas. Je ne savais pas ce qu’elles étaient mais je devinais qu’elles étaient dangereuse, la seule chose que j’espérais c’est qu’elles n’étaient pas insensibles à la magie ou à la lame d’une épée. Je sentais derrière moi Hagrid s’agiter lui aussi.
- Mon ami, je suis heureux de t’avoir connu
- Voyons Hagrid, tu as l’habitude de créature bien pire non ?! Tu ne vas pas te laisser impressionner par elles non
- Tu as vu les engins ???? Et leurs doubles dentitions. Là j’avoue elles me collent les chocottes.
Les créatures avaient faits un pas de plus et se trouvaient en cercle à environ 2m de nous.
- Pftttt fis-je bravard comme jamais. Souvient toi d’Harry, lui n’a jamais renoncé et ce n’est pas maintenant qu’il faut le faire.
Sans prévenir, je posais un genou au sol « Sectusempra » hurlais-je en pointant ma baguette vers la créature la plus proche de moi. Un jet rouge sang partis de la pointe et frappa la créature qui se vit alors couverte d’entailles. Au début il ne se passa rien puis uns sorte de liquide jaunâtre s’échappa des blessures et se répandant au sol. Partout où la liquide atterrissaient, une fumée en sortait et l’herbe s’en retrouva carbonisé.
- Merde !!!!
- Quoi !! me dit Hagrid.
- Fait attention, leur sang c’est de l’acide.
- J’aimerais bien en garder une vivante pour l’élever !! dit Hagrid très sérieux.
- Non mais tu as de ces idées dis-je alors que je me retournais vers les autres.

Les créatures n’avaient pas bougées et regardaient leurs camarades. Mon sort sembla l’avoir affecté car elle poussa un hurlement et chargea. C’est le signal qu’attendaient les autres car elles firent de même. En une fraction de seconde, la plaine se transforma en champ de bataille. J’envoyais des sorts pendant qu’Hagrid lâchais ses flèches qui se rechargeaient comme par enchantement. Les créatures s’approchaient de nous et nous donnaient des coups avant de reculer, tournaient et recommençaient, espérant ainsi percer notre système de défense. C’était ingénieux car elles nous fatiguaient peu à peu. Au bout d’un temps qui me parut interminable, je me rendis compte que j’avais de multiples entailles et que malgré les blessures que nous leur infligions, les créatures revenaient en force. Sans que rien ne le laisse présager, elles reculèrent d’un pas.
- Pourquoi vous ne laissez pas la mort vous prendre simplement ?! Pourquoi vous lutter et reculer ainsi l’inévitable ?! demanda Hasgard.
- Je sais, je suis buté, ma femme me le dit souvent ! Mais bon ce n’est pas à mon âge qu’on se refait non ?
- Vous ne rigolerez plus longtemps maintenant !
- Nous verrons mais quoiqu’il arrive, je ne peux pas abandonner mon ami ici non ?! Et puis il a du sang de demi géant donc cela ne conviendra pas.

Hasgard ne répondit rien et les créatures repartirent à l’assaut mais cette petite pause m’avait permis de me reposer deux minutes et surtout de me saisir de mon katana. C’était une arme légendaire et son tranchant n’avait nul comparable au monde. Nous n'avions plus rien à perdre donc il fallait tenter le tout pour le toue. Je l’abattis une premières fois sur le bras de l’assaillant le plus proche et ce dernier tomba au sol alors que ma créature hurlait de douleur, je fis un demi-tour et tranchait la tête.
- Hagrid tire pour les ralentir, moi je me charge du reste.


Il ne posa aucune question et fit ce que je demandais. Moi je me mis à courir autour de lui et dansais la Capouera tout en donnant des coups d’épées et j’essayais d’ignorer la douleur des coups que je recevais. Malgré tous mes efforts, je sentais mes forces me quitter et sans savoir ni comment ni pourquoi, je me retrouvais à l’arrêt et sentais deux bras m’écraser pendant qu’une bouche pleine de dents acérée essayait de me déchirer la gorge. J’allais perdre conscience et cesser de lutter lorsque j’entendis un bruit sourd derrière moi, les bras m’enserrant se détachèrent et je tombais à genoux. Lorsque je me relevais, je vis Hagrid debout devant moi me tendant la main pour me relever. Autour de nous, les 5 créatures étaient couchées mortes.
- C’est nous qui avons fait cela ?
- Oui Sylvius c’est nous. Et tu as fait du belle ouvrage je dois dire.
- Où est Hasgard ?!
- Il a fui par là-bas dit-il en tendant le bras, lorsque j’ai écrasé le crâne de la dernière bestiole. Dommage j’aurais bien aimé la garder et l’étudier. Elle aurait fait sensation lors d’un de mes cours.
Je failli m’étrangler mais ne répondit rien. Une fois debout je pris ma baguette et déplaçais les corps sur le charnier des autres créatures. « Incendio ». Le feu s’alluma et un grand brasier remplaça le charnier.
- En route.

Nous marchâmes et arrivâmes assez vite devant un bâtiment de style Maya qui devait être un ancien temple de sacrifice si j’en croyais les coulures de sang séchées depuis longtemps qui ornaient ses flancs.
- Je comprends mieux le sang maintenant.
- Hum se contenta de répondre Hagrid.
Je pris mon Katana et m’entaillais la main avant de la poser sur la porte qui se trouvait dans l’un des escaliers des flancs. La surface brilla et un clac se fit entendre de l’autre côté. Nous fîmes le tour et trouvâmes une ouverture. Celle-ci donnait sur un étroit couloir qui semblait descendre vers les enfers.
- Hagrid tu reste là, de toute façon tu ne peux pas passer.
- Tu crois que c’est prudent ?
- Je ne risque rien avec toi pour garder l’entrée non ?!
- Fait attention à toi, Mafalda ne me pardonnerais pas qu’il t’arrive encore quelques choses.

Que répondre ?! Je lui fis un signe de main et m’engouffrais dans le couloir. Après avoir fait quelques dizaines de mètres, je rencontrais un premier sort que je détournais facilement, puis une cavité s’ouvrit subitement sous mes pieds pour me précipiter sur des pieux effilés que je parvins à éviter aussi en lançant un sort de mollasson pour les transformer en caoutchouc. Le reste de la ballade ne fut qu’une succession de pièges plus ou moins bien pensés. Finalement j’arrivais dans une grande pièce et ce que je cherchais était là au milieu. Sur une estrade de pierre se trouvait un coffre fait de ce qui semblait être de l’or. J’avais juste un problème, il était entouré de ce que je devinais être un écran de magie très puissant, une sorte d’aura. Je m’approchais et alors j’entendis des voix, faibles, comme des grognements. A début je ne compris pas ce qu’elles disaient, car il y en avait plusieurs, puis mon oreille s’affina et j’en compris le sens. Je reconnu ce dont il s’agissait, je l’avais lu dans des livres anciens et l'avais affronté une fois. Ce qui se trouvait là, était la source du Shin noir, le vent meurtrier et fou que Mafalda et moi avions déjà affronté sur l’ile de Pandora dans ce qui me semblait être des siècles avant ce jour.
- Bon t’es mal !!!! me dis-je tout haut. Je ne connaissais effectivement aucun moyen de percer ce mal qui était le plus profond que je n’avais jamais vu.

Je reculais, me grattais la tête et cherchais une solution lorsque j’entendis un grattement derrière moi. Je me retournais subitement et me retrouvais devant Halgard.
- Vous ici ?! Comment ?! Hagrid qu’est c………..
- Votre ami est encore en vie malheureusement. Mes sorts l’on juste assez affaibli pour que je puisse passer.

Je poussais un souffle de soulagement et serrais ma baguette. Il faisait de même et nous étions prêts à nous sauter à la gorge lorsqu’une petite tornade se forma dans le col poussiéreux et qu’une silhouette en émergea. J’en eu le souffle coupé. Ce qui apparaissait devant moi était tout simplement improbable, impossible, incroyable, je n’ai pas de mots assez forts pour décrire ce que je voyais. Devant moi se dressait la silhouette du Professeur Dumbledore.

Je jetais un coup d’œil à mon adversaire mais celui-ci semblait ne pas voir ce que je voyais. Plus surprenant encore, ces gestes se faisaient au ralenti, le monde m’entourant semblait suspendre son vol.
- Professeur ?!!!!
- Oui Sylvius, c’est bien moi.
- Comment est-ce possible, vous êtes….
- Mort ?! c’est le mot que tu cherches Sylvius
- Oui Professeur.
- Qu’est ce que la mort au juste ?!
- Je ne sa…
- Non, je ne te posais pas la question et je doute que tu puisses y apporter une réponse, c’est tellement compliqué. Je posais juste la question car j’aime les mots tu le sais bien. Tout comme ton père Perceval, j’aime en lire et j’aime en dire.
Il y eu alors un blanc, je n’osais parler de peur de dire une chose qui aurait fait fuit l’apparition.
- Maintenant que cette question de ma mort est évacuée, peut-on si tu le veux bien aborder le point qui nous a réunis.
- Oui ! arrivais-je à balbutier.
- Bien ! Je suis revenu de ma retraire qui sache le est très paisible car j’ai cru comprendre que tu rencontrais une difficulté majeur.
- C’est le moi qu’on puisse dire oui !
- Bien ! Je n’ai qu’une chose à dire. Le créateur de ce qui se trouve devant toi est comme Voldemort et Lord Melkor avant lui, ce sont des mages noirs et comme eux et tous les autres avant eux, ils ne croient pas en une chose importante. Ils la rejettent même et c’est là leur plus belle erreur. Souviens-toi Sylvius du peu que je t’ai transmis par le passé lors de mes visites chez ton père et ta mère, souvient toi de ce qui te relie à Mafalda, souvient toi d’Harry et de sa lutte. Souviens-toi, souvient toi …………les paroles de Dumbledore se perdaient en même temps que le nuage retombait au sol en poussière.

De quoi devais-je me souvenir ? De quoi parlait-il ?! Je n’eus pas trop le temps de ma poser la question, un éclair fusa prêt de mon oreille et cette fois-ci il n’était pas au ralenti. Je me couchais derrière un des piliers et retrouvais mes esprits et le temps présent. Halgard m’envoyait des sorts en rafale et j’avais la plus grande peine à les repousser, tout y passait sauf les sortilèges de mort.
- Tu résiste encore Césarius !!! Tu es un imbécile. « Endoliris »
Le sort me toucha en pleine poitrine et me fit hurler de douleur.
- Endoloris !!!
Mes oreilles arrivaient encore à entendre les paroles qu’il prononçait mais mon corps n’était plus que douleur ; Il s’acharnait sur moi, coquille vide couchée sur le sol et je sentais peu à peu mes dernières forces m’abandonner. Ma conscience s’envolait et je sentais que je perdais ce dernier combat.
- Souvient toi …..Souviens-toi…..Souvient toi……..
J’eus alors une vision de ma mère Phoebe, de son sourire, de ses rires et de l’amour qu’elle me portait, elle me manquerait. Puis ce fut mon père, nos rires et la joie immense à chaque fois que je le retrouvais. Mey et mes autres demi frères et sœurs, ma cousine Alice. Leurs amours cesseraient de me réchauffer. Puis ce fut le visage de Mafalda qui s’imprima devant mes yeux. Ses yeux bleus encadrées par ses longs cheveux blonds. Son rire cristallin, ses mains si douces et l’amour éternel et intemporel qui nous unissait. Nous étions prédestiné, rien ni personne ne pourrait briser cela, c’était de la magie pure, de la vieille magie né lorsque l’homme n’était pas encore tout à fait homme. Et je me souviens de ce que Dumbledore m’avait dit, des conversations qu’il avait avec mon père sur cette vieille magie qu’on appelait l’amour, je me souviens des discutions avec harry dans la salle commune après la victoire, je me souviens de ce que j’avais ressenti dans mes vies antérieurs, dans toutes mes vies sans exception, lorsque mon regard c’était porté sur Elle, sur Mafalda. Nous n’avions jamais le même visage, ni le même nom mais cette veille magie nous faisait toujours nous retrouver et nous aimer. Le secret était là……
La douleur me quitta peu à peu et une force insoupçonnée et mystérieuse se libéra en moi. Les endoloris de mon adversaires ricochaient maintenant sur moi et je me relevais sous le regard désabusé et plein d’incompréhension d’Hasgard.
- Mais, mais c’est impossible !!! Endoloris ! Endoloris !!
- Je connais une personne qui t’aurais répondu que ce n’est pas parce que tu ne crois pas dans une chose qu’elle est impossible.
- De qui parle tu ?
- De personne ! Expeliarmus !
Le sortilège atteignit sa cible et la baguette d’Hasgard sauta de ces mains. Il me regardait avec stupeur, il ne comprenait pas ce qui s’était passé.
- Stupéfix !
Il s’immobilisa dans le mouvement de fuite qu’il venait d’entreprendre.
- A toi maintenant ! dis-je en regardant le Shin Noir. Je m’approchais et y pénétrais.
Aussitôt je fus assailli par de nouveaux mots noirs, par des images horribles de corps démembrés, de morts, de souillure. Elle essayait de pénétrer en moi et de me posséder mais l’amour la repoussait et peu à peu la souillure recula et loin de m’absorber, c’est moi qui l’absorbait. Le Shin noir pénétrait en moi en n’en ressortait pas, je sentais mon coprs l’avaler tout entier et le détruite. Au bout de 5 minutes d’un intense combat, il avait disparu, il n’en restait rien. Toujours entouré de la magie de l’amour, je m’approchais et prit le coffre et afin de l’ouvrir. Dedans, y était enfermé une corne que je reconnu comme étant la corne d’abondance. L’arme absolue contre Melkor. Il amenait la ruine, le manque et la terreur, j’apporterais, l’amour, l’opulence et le réconfort. Paré de cette nouvelle certitude, je refermais le coffret, le prit sous mon bras et me dirigeais vers la sortie. En passant à côté de lui, je libérais Hasgard du sortilège.
- Retourne voire ton maître et prévient le : le rêve d’Harry Potter est de retour.

Je saisis sa baguette et la cassais entre mes doigts.
- A bientôt Hasgard et la prochaine sera la bonne, je te le promet !
Je souris et remontais le tunnel me ramenant à l’extérieur. Dès que je fus sortis, je fus bousculé par un nuage noir qui sortait de la pyramide et s’envola dans le ciel tandis que le tunnel derrière moi s’effritait et que les pierres se détachait de la paroi. J’eus juste le temps de m’éloigner avant que la pyramide entière ne se soit écroulée.
Je fis quelques pas et m’accroupis à côté d’Hagrid.
- Enervatum

Dès que mon ami remua, je lui posais simplement la main sur son épaule massive.
- Tout va bien Hagrid, nous pouvons entrer.
Il me regarda intensément.
- Quelque chose à changer en toi Sylvius, que s’est-il passé ?
- Rien mon ami, rien ! Enfin si, les dés ont enfin finis de tourner.
J’éclatais de rire devant sa mine déconfite, l’aidait à se relever et entamais avec lui le chemin du retour en lui comptant ce qu’il avait raté.    

_________________
Sylvius Césarius
Directeur/Professeur de Vol
Administrateur

"Tout ce qui ne te tue pas ! te rend plus fort"
"Ici le possible est déjà fait.
L'impossible est en cours.
Pour les miracles prévoir 48h."


Dernière édition par Sylvius Césarius le Dim 31 Aoû - 20:35 (2014); édité 4 fois
Revenir en haut
Olliver Argent
SERDAIGLE

Hors ligne

Inscrit le: 23 Mar 2014
Messages: 187
Féminin
Maison: Serdaigle
Gallions: 50
Patronus: Loup
Grade: Cinquième année

MessagePosté le: Dim 31 Aoû - 17:00 (2014)    Sujet du message: Concours Coupe des maisons Répondre en citant

Olliver referma son livre, les pages crachant une volute de poussière malgré les précautions prises par le jeune homme. Il se trouvait dans la bibliothèque de la famille, plus précisément, dans la zone la plus poussiéreuse de celle-ci. Celle où pratiquement aucun membre de la famille Argent ne se rendait – en dehors de Gwen et lui, ce qui en disait long sur le reste de la famille. Non pas que les rayonnages qui l'entouraient soient recouverts de livres sur la Magie Noire, non, à vrai dire, il s'agissait davantage de livres divers traitant pour certains de légendes, et pour d'autres de sujets controversés tels que la lycanthropie, la classification de certains animaux comme pensant ou non – bien qu'Olliver doutât qu'un gnome de jardin puisse vraiment être qualifié d'intelligent.
En fait, des livres aux sujets – majoritairement – inoffensifs qui ne pouvaient que cultiver le lecteur. Mais la famille du jeune homme privilégiait le paraître. En d'autres termes, les livres les plus entretenus et les plus visibles se trouvaient être des livres somme toute banals que tout bon sorcier se devait d'avoir dans sa bibliothèque. Les livres de Magie Noire ? Exilés dans une pièce secrète que seuls les parents Argent pouvaient pénétrer. Et Olliver n'avait aucun problème avec cela. Un temps, il avait caressé l'idée d'étudier certains de ces ouvrages. Non pas parce qu'il se sentait attiré par la Magie Noire, ni pour s'en servir mais pour satisfaire sa curiosité. Savoir ce que Liste des Sorts Noirs utiles en soirée Mondaine pouvait bien contenir l'avait pendant un temps fasciné. Puis il avait fini par renoncer à l'idée et se tenir éloigné de l'entrée de la pièce.
Avec un soupir, il entendit sa mère lui rappeler – pour la centième fois en cinq minutes – qu'il se devait d'être prêt pour reprendre le train en direction du château. Il passa la main sur la couverture du livre dans lequel il s'était plongé une heure plus tôt, retirant encore un peu de poussière. Le titre apparaissait, légèrement en relief, un temps, il avait dû être couvert de dorures – depuis longtemps disparues – Contes et légendes de l'Oeil de l'Aigle. Le titre l'avait intrigué et il l'avait ouvert, d'abord amusé par les histoires improbables que l'ouvrage relatait. Il était désormais curieux de savoir si cet objet existait bel et bien... Bien sûr, la légende prétendait que son dernier possesseur, un groupe d'Elfe chevauchant des Dragons, l'avait perdu lors d'une lutte contre un dragonnier félon. Et cette lutte avait eut lieu au-dessus d'un des lieux les plus célèbres de Grande Bretagne... La forêt interdite.
Pour sûr, l'objet était sans doute perdu et même en retournant la forêt de fond en comble, Ollie n'avait que très peu de chances de le retrouver. Mais il avait bien envie d'essayer. Pas seulement parce que la mystique qui entourait l'objet parvenait purement et simplement à le fasciner mais parce que l'objet renfermait – prétendument – une ancienne magie extrêmement puissante. Aussi puissante que le monde et aussi ancienne que les Dragons, la magie d'Orden.
Il avait hélas dû s'arrêter au moment qui devenait le plus intéressant, c'est à dire lorsque les explications sur cette mystérieuse – et sans doute inexistante – magie commençaient. Il prit tranquillement le livre et regagna sa chambre, terminant rapidement ses bagages alors que la voix de la matriarche se faisait de plus en plus impatiente et agaçante. Il referma sa valise avec un sourire. Bientôt, il serait à Poudlard, loin de sa mère, loin de sa famille – à une exception près – et beaucoup plus près de cet étrange Oeil de l'Aigle.



S'il y avait un lieu au château plus propice à la lecture que la bibliothèque, il s'agissait sans le moindre doute de la salle commune de Serdaigle. C'était aussi à cet endroit que se tenait Olliver, réfléchissant sérieusement à aller faire une petite expédition nocturne... dans la forêt interdite. Le livre était sur ses genoux, grand ouvert alors qu'il relisait attentivement la première partie du récit. Le batteur s'était allongé sur le canapé, genoux pliés pour appuyer le livre contre eux et pouvoir lire sans peine, dans sa main droite, sa baguette s'agitait doucement entre ses doigts alors que distraitement, il jouait avec elle.

« La forteresse d'Obsidienne n'apparaît que lors des nuits de nouvelle lune en plein cœur de la forêt interdite. C'est aussi là qu'un peuple aussi ancien que la Terre elle-même fut exilé à l'écart de tout autre être vivant. »

Le livre n'en disait pas davantage, rien sur une quelconque direction, un simple cycle lunaire. Et comme par hasard au moment le plus sombre dudit cycle. Au moins les attaques de Lycans n'étaient pas à craindre pour le moment. Mais cela n'en demeurait pas moins dangereux.. Il y avait les centaures, les licornes et Rowena savait quelles autres créatures. Quant à cet ancien peuple, Olliver n'avait pas la moindre idée de ce dont il pouvait bien s'agir. Il réfléchissait, le regard perdu dans les flammes de la cheminée alors qu'il avait détourné la tête des pages du livres.
C'était une expédition qui pouvait s'avérer dangereuse, il pouvait se faire attraper par une dizaine de préfets et l'ensemble du corps professoral – quoique si Naëlle l'arrêtait, il pourrait négocier et essayer de l'entraîner avec lui... bien qu'elle ne céderait certainement pas – et ça, c'était la partie « facile ». Dans la forêt, il risquerait bien plus que quelques heures de retenues et des points en moins. D'un autre côté, la plupart des ennemis potentiels de la forêt pourraient sûrement êtres évités par ses dons de métamorphomage... Pouvoir se transformer en à peu près n'importe quel animal avait parfois du bon, il connaissait un bon nombre de sorts et était plutôt doué en matière de magie. Il pouvait donc espérer s'en sortir sans trop d'ennuis. Mais il restait encore beaucoup de risques. Rien ne disait à Olliver que ce peuple ancien serait amical.
Il ferma le livre s'asseyant et pinça l'arrête de son nez en tentant de se décider. Un de ses camarades de dortoir vint s'asseoir à ses côtés, jetant un œil au titre du livre avant de lui lancer un coup d'oeil en coin, comme s'il avait deviné ce que comptait faire Ollie. C'est que Stiles connaissait bien son ami à force de le fréquenter.

- Je n'ai jamais vu ce livre à la bibliothèque, fit-il remarquer comme si de rien n'était.

- Il vient de chez moi, je voulais finir de le lire.

- C'est bien la première fois en cinq ans que je te vois ramener un livre de chez toi.

- Je sais, c'est rare c'est juste que ça parle d'un objet et que ça a piqué ma curiosité... Et après tout, je suis un Aigle.

Stiles ricana, la plupart des Serdaigles connaissaient ce « problème » quand leur curiosité était piquée au vif, ils devaient aller au fond des choses au risque d'en perdre la raison. Olliver laissa ses doigts courir sur le titre du livre, réfléchissant encore. Réflexion qui ne dura pas beaucoup plus longtemps puisqu'il se leva, se planta devant la fenêtre et... remarqua que la nouvelle lune avait lieu. Il se retourna vers son ami, s'ils étaient deux, ce serait moins risqué n'est-ce pas ? Stiles Martin et lui s'étaient rencontrés dans le Poudlard Express et avaient rapidement commencés à s'entendre. Il savait que s'il lui proposait de venir, l'autre Aigle suivrait sans prendre la peine de réfléchir. Il se pinça les lèvres une dernière fois et se lança :

- Ce livre parle d'un puissant artefact donnant accès à une magie à la puissance incomparable...

- … et tu voudrais juste être sûr de ne pas passer à côté d'un truc aussi sympa ! J'en suis.

Olliver acquiesça, bien qu'il se soit douté de la réponse de son ami, l'entendre le confirmer le soulageait. Il lui résuma rapidement ce qu'il avait put apprendre dans le livre, et tous deux montèrent dans leur dortoir pour se changer. Non pas que les tenues sorcières ne soient pas convenables pour une virée nocturne dans le forêt mais tous deux étaient tombés d'accord sur le fait que les vêtements moldus – moins amples – seraient plus conseillés dans la forêt.
Sortis de leurs dortoirs, ils prirent mille précautions pour se rendre dans le parc du château. Là, aucun d'eux n'osa sortir sa baguette pour lancer un lumos, n'ayant aucune envie que la lueur au bout de leurs baguettes ne trahisse leur présence. Ce fut donc à la lueur des étoiles qu'ils se dirigèrent vers l'énorme masse sombre que représentait la forêt en cette nuit sans lune. Une fois le couvert des arbres atteints, ils furent obligés de lancer un lumos pour avancer sans risquer de tomber en trébuchant sur à peu près tout.
Ils avancèrent lentement, au gré de leurs envies, Ollie expliquant peu à peu que cet Oeil était censé donner accès à la magie d'Orden. Bien entendu, l'artefact ne se suffisait pas à lui seul, un livre était nécessaire pour donner un certain nombre d'instructions pour faire appel à cette mystérieuse puissance – mais celui-ci devait certainement se trouver dans le château... ou non loin. De plus, Olliver avait avancé l'hypothèse qu'une telle magie ne pouvait être invoquée qu'à un moment précis de l'année et selon un certain nombre de conditions. Il savait depuis longtemps que la magie en elle-même avait ses propres règles et ses propres lois. Comme on ne pouvait pas faire apparaître de la nourriture du néant ou ressusciter les morts, une magie aussi puissante et ancienne ne devait pas pouvoir être activée à tout va. Et pouvait très certainement être dangereuse pour la personne l'utilisant.
Débattre des possibilités de l'artefact avec Stiles lui permettait de voir les faiblesses de ses idées et de les confirmer ou encore les abandonner. Mais surtout, ça permettait aux deux jeunes hommes de ne pas penser à l'obscurité oppressante dans laquelle ils s'enfonçaient et de ne pas s'inquiéter au moindre bruit. Ce qui n'était pas forcément la meilleure idée qu'ils aient jamais eue puisque soudain, trois centaures leur barrèrent la route, arc bandés et regards sévères à l'appuie.
Ollie manqua laisser échapper un juron, se contentant finalement de sursauter et de baisser légèrement sa baguette, soucieux qu'aucune des trois créatures ne se sente menacée. A ses côtés, Stiles fit un bond de plusieurs mètres, laissant échapper une exclamation de surprise qu'Olliver n'était pas sûr d'avoir retenue, avant de poser une main sur son cœur en laissant le bras tenant sa baguette tomber le long de son flanc.

- Que faites-vous ici en pleine nuit ? Interrogea le centaure du milieu.

- On recherche la forteresse d'obsidienne, répondit tout naturellement Stiles, s'attirant un regard sombre de la part des trois êtres mi-cheval mi-humain.

Olliver fronça les sourcils, n'appréciant pas vraiment la réaction des centaures face à cette déclaration, l'un d'eux cependant leva le regard vers le ciel et dit quelque chose à propos de la présence de telle planète, ce à quoi les deux autres acquiescèrent avant de soupirer. Les deux Serdaigles s'attendaient à des remontrances ou encore à être reconduits à la lisière de la forêt voire dénoncés. Au lieu de quoi, le centaure de droite parla :

- Vous êtes bien nombreux à vouloir aller là-bas mais si tel est votre destin, nous n'irons pas à l'encontre des étoiles. Prenez à l'est à partir d'ici et vous trouverez la forteresse. Gardez cependant cette mise en garde à l'esprit. Méfiez-vous du sable, de votre essence il se nourrit pour étendre son emprise.

Et les centaures partirent. Un comportement bien étrange et somme toute assez anormal releva Olliver, posant sa baguette à plat sur sa main et lui ordonnant de lui indiquer l'est. Une fois fixé, il prit cette direction, cette fois dans le silence le plus total. Ce ne fut qu'au bout d'un moment qu'Ollie remarqua que quelque chose clochait. Seul le bruit de leurs pas et de leurs respirations se faisaient entendre. Vaguement inquiété par cette absence de sons des plus étranges en plein cœur d'une forêt, d'ailleurs, il n'y avait pas prêté attention, trop occupé à scruter le sol pour éviter de trébucher et tomber, mais les arbres qui l'entouraient avaient des allures étranges, rachitiques, sombres et tordus dans des positions plus étranges les unes que les autres. Il nota aussi que sa baguette semblait avoir plus de mal à dissiper les ténèbres.
Il s'arrêta, se retournant pour chercher Stiles du regard. Ce dernier regardait lui aussi autour d'eux, quelque peu perplexe. Ils n'étaient plus dans la forêt interdite ou peut être y étaient-ils encore. Le cerveau d'Olliver se mit aussitôt en marche pour essayer de trouver une explication logique à tous ces faits. Ce fut Stiles qui lui donna la réponse, une expression vaguement admirative dans le regard.

- Une barrière ! Une barrière qui interdit l'accès à cette zone secrète de la forêt à laquelle on ne peut passer que lors des nouvelles lunes ! Cool !

Bien qu'impressionné par la magie, Olliver n'en partageait pas pour autant l'enthousiasme de son ami. En cas d'ennuis au cœur de la forêt, ils auraient pu espérer de l'aide. Ici... Ici ils étaient en territoire inconnu et potentiellement hostile. Tout à coup, Ollie maudissait sa curiosité et envisageait de faire demi-tour. Mais Stiles avançait déjà, alors, il haussa les épaules et avança à sa suite.
Relativement rapidement, les arbres cédèrent la place à une immense étendue dont les grains d'un blanc pur brillaient comme des diamants sous la lumière pâle des étoiles. Ollie posa une main sur le bras de son ami, les sourcils légèrement froncés, s'approchant tout au bord de l'étendue et s'accroupissant lentement, intrigué.

- Tu trouves pas qu'on dirait du sable ? Demanda Olliver, se rappelant malgré tout de la mise en garde.

- Si et alors ? Lui renvoyait Stiles, apparemment peu enclin à contourner l'étendue pour atteindre l'immense masse sombre qu'ils pouvaient entre-apercevoir au loin.

Surprit par une sensation de familiarité, Olliver tourna la tête vers la gauche, trouvant une vaste étendue d'eau. Mais au lieu de refléter le ciel, l'eau était uniformément blanche, seuls les mouvements de va et vient de l'eau sur la berge et le son produit tendaient à confirmer son hypothèse. Ils étaient dans une sorte d'antithèse de leur école... que quelqu'un avait bannit au cœur de la forêt ? Ca n'avait pas de sens... Un tel espace était plus important que la forêt. Mais en même temps... Ollie était certain de toujours être dans la forêt... C'était... étrange.

- Je pense qu'on ne devrait pas prendre les conseils du centaure à la légère, ils ne sont pas connus pour leurs paroles en l'air.

- Qu'est-ce qu'un peu de sable blanc peut bien nous faire ?

- Je n'en sais rien, mais je ne tiens pas vraiment à le découvrir, faisons le tour, ce n'est pas la fin du monde.

En grommelant, Stiles finit par céder, et ils contournèrent l'étendue sableuse pour tomber sur une allée pavée avec une pierre claire. Après un temps de concertation, les deux jeunes hommes empruntèrent l'allée, leurs pas résonnant étrangement sur les dalles. La forteresse noire les attendait, se dressant avec majesté devant eux, imposant le silence et le respect aux Serdaigles.
Devant la porte principale se tenaient deux hommes en armures, chacun tenant une barre métallique, aussi immobiles que les statues inanimées du château. Les deux garçons s'arrêtèrent pour les observer un moment, leurs cheveux d'un noir de jais, leurs yeux rouges brillant et leurs peaux de la couleur de l'anthracite étaient autant de détails qui sautaient aux yeux, permettant de dire qu'ils n'avaient rien d'humain. Olliver nota les oreilles pointues et les traits presque trop parfaits avant que son attention ne se porte sur les armures des deux êtres, faites d'une matière étrange, elles étaient toutes de noir et d'or. La matière à vue d'oeil semblait être un savant mélange de pierre, de métal, de cuir et de bois. Il allait ouvrir la bouche pour parler quand la porte s'ouvrit face à eux, laissant la place à un homme seul, son front était ceint d'une couronne finement ouvragée qui était apparemment faite entièrement en diamant. Lui aussi portait une armure mais deux attaches dorées supplémentaires apparaissaient, tenant fermement une cape d'un rouge sombre en place sur les épaules de l'homme. Ses cheveux étaient aussi blanc que le sable qui entourait la forteresse, son visage portait une cicatrice disgracieuse, qui commençait au milieu de la joue droite pour se perdre dans le cou de la créature, comme si une brûlure avait mal guéri. Ses yeux étaient d'un rouge plus sombre et chacun de ses geste emprunts d'une grâce surnaturelle.

- Des elfes... lâcha finalement Stiles en le voyant, s'attirant un froncement de sourcil de la part de l'homme leur faisant face.

- Des elfes noirs, jeune homme, souligna-t-il. Je suis Andralech, et je suis le chef des Faolin Durza. Et vous, vous êtes des intrus.

La voix d'Andralech bien qu'étant une douce musique aux oreilles des deux élèves, était dure comme l'acier et ne laissait aucun doute quant au fait qu'il n'avait aucune intention amicale à leur égard. Olliver déglutit. Mais quelle idée avait-il eut, la prochaine fois, il resterait bien au chaud dans son dortoir... Non en fait, la prochaine fois, il agirait exactement de la même façon.

- Nous étions curieux, nous avons entendu parler d'un artefact et voulions vérifier qu'il existait bel et bien, répondit Olliver, alors qu'il s'apprêtait à chercher une excuse plausible expliquant leur présence.

Le regard éloquent que Stiles l'agaça prodigieusement, il n'avait pas put s'empêcher de dire la vérité. Et s'il n'avait pas su que les elfes détenaient une magie particulière, il se serait vraiment inquiété de son soudain accès d'honnêteté. Une seconde, il se demanda comment ils allaient faire pour s'en sortir s'ils ne pouvaient pas mentir.

- Cet artefact appartient déjà à notre maître, Lord Melkor, il viendra le récupérer le moment venu pour asseoir son pouvoir sur le monde, statua l'elfe sur son ton glacial et dur. Mais je suis au regret de vous annoncer que je ne peux vous laisser partir d'ici... Je n'ai pas très envie de voir quiconque convoiter cet objet. Mais je serais miséricordieux. Mibri, conduis-les à Arya, elle a toujours besoin de main d'oeuvre.

Une elfe, toute de noire vêtue sortie de nulle part, parlant dans une langue étrange et les immobilisant. D'autres paroles les firent flotter dans les airs. Sans plus de cérémonie, ils furent transporté à travers cette forteresse apparemment faite dans l'obsidienne. La curiosité d'Olliver se manifestant à nouveau.

- Je croyais que les elfes vivaient dans les forêts et maîtrisaient une forme de magie sylvestre, remarqua-t-il, presque étonné de pouvoir parler.

Mibri le fusilla du regard. Peut être avait-il touché un point sensible ? Impossible à dire avec ces elfes, il avait l'impression que tous le fusillait du regard sans qu'il n'ait rien fait. Il fallait dire que ce peuple ne respirait pas non plus la gentillesse. Mais il était Olliver Argent, il arrivait à taper sur les nerfs de sa mère, supporter ses remontrances à longueur de journée et ses diverses punitions. Il n'allait pas laisser cette inconnue lui marcher sur les pieds. Le grand, beau, intelligent, magnifique et parfait Olliver Argent ne détournait pas le regard quand on lui lançait un regard noir. C'est ainsi que l'elfe apparemment agacée de ne pas le voir céder s'arrêta en plein milieu du couloir, fit volte-face pour le regarder dans les yeux et... le suspendit les deux pieds en l'air. Comme quoi, les idées brillantes du jeune homme prenaient parfois une tournure inattendue.

- Nos ancêtres se sont désolidarisé de ses idiots pacifiques il y a bien longtemps, ils ont été bannis parce qu'ils étudiaient une nouvelle forme de magie. La magie du sang. Grâce à cette magie, nous pouvons faire tout ce que nous voulons. Et si tu continues à poser des questions stupides et à me regarder dans les yeux, tu seras mon prochain jouet, acheva-t-elle dans un sourire mauvais.

L'elfe pointa son bras en direction d'une salle et Olliver et Stiles se trouvèrent précipité sur une sol de marbre froid à glisser jusqu'aux pieds d'une autre femme elfe. Mibri résuma la situation en quelques paroles et sortit en claquant la porte. De toute évidence, elle n'aimait pas énormément Arya. La femme semblait n'avoir qu'une vingtaine d'année, guère plus, mais avec les elfes, c'était assez difficile à dire, elle les libéra de leur immobilisme et d'un geste, leur fit signe de la suivre. Stiles marmonnait déjà à propos des idées de génie d'Olliver, lequel remarqua que cette elfe semblait différente des autres, autant en apparence que part sa tenue. Ses vêtements étaient faits de tissus et semblaient bien plus nobles que l'armure d'Andralech. Les attaches étaient ornées d'obsidiennes et tenaient une cape apparemment faite de plumes de corbeaux.
Au fond de la pièce, sur un piédestal se trouvait un cristal ayant une forme en amande, parfaitement lisse, son cœur noir semblait briller étrangement, illuminant le cercle ocre qui l'entourait. Olliver demanda de quoi il s'agissait sans y penser, totalement fasciné par l'objet.

- L'Oeil de l'Aigle, le bien le plus précieux des Faolin Durza, répondit l'étrange elfe.

A nouveau, Olliver porta son regard sur elle, une marque sur son front, tatouage ou cicatrice semblait très ancienne et s'effaçait doucement, ses yeux gris étaient teintés de vert, sa peau bien que grise, semblait d'une couleur plus chaude que celle de tous les autres elfes qu'ils avaient vus jusque là. Et elle semblait passé maître dans l'art de ne pas laisser apparaître les paumes de ses mains.
Elle leur donna des tâches à exécuter et alors qu'ils se mettaient au travail à contre coeur – aucun d'eux n'avait envie de devenir le « jouet » de Mibri.
Arya garda cependant le silence, ne parlant que pour leur confier de nouvelles tâches ou les interroger sur un point particulier. Ou encore, répondre à la question lui demandant quel était son rôle et la raison pour laquelle elle semblait si différente de ses congénères. Elle se présenta comme étant Arya Svit-Kona, l'un de ses parents aurait été un elfe tel que les deux garçons en avaient entendus parler, la tribu de la mère de l'enfant ne la bannirent pas tout de suite mais lui attribuèrent cette marque sur le front. Rejetée par la plupart de ses congénères, elle avait finit par fuir et trouver refuge chez les Elfes Noirs, lesquels l'avait d'abord accueillie avec méfiance avant de finalement l'accepter et lui confier la garde de l'artefact, ainsi que le titre honorifique de Grande Prêtresse – ce qui ne semblait pas vraiment consister à faire des cultes.
Lorsqu'Ollie lui demanda si elle faisait de la magie du sang, elle leur répondit par un vague sourire, un étrange mélange d'émotion luttant une seconde pour apparaître sur son visage. Mélange qu'Olliver n'aurait sûrement pas remarqué s'il n'avait pas lui-même eut l'habitude de cacher ses sentiments.
Un mois passa ainsi, les deux garçons espérant silencieusement que quelqu'un à l'école se lance à leur recherche et ne vienne les délivrer. Et Arya leur donnant suffisamment de tâches chaque jours pour qu'ils tombent endormis à la seconde où leurs têtes touchaient l'oreiller.
Mais ce jour-là, Arya s'était montrée plus tête en l'air qu'à l'accoutumée, et c'est tout naturellement qu'ils s'éveillèrent lorsqu'ils entendirent les portes s'ouvrir. Baguettes à la main, ils jetèrent un coup d'oeil aussi discret que possible dans la pièce principale, trouvant une femme parlant vivement à Arya, apparemment pressée. Pourtant, l'elfe l'arrêta d'un geste de la main et leur fit signe de sortir de leur cachette, son regard n'exprimant pas la sévérité qu'ils lui connaissaient.

- Pourquoi êtes-vous venus chercher l'Oeil ?

- A la fois par curiosité, nous nous demandions s'il existait. Et aussi parce que son pouvoir pourrait peut-être nous aider à sauver notre monde. Nous vous l'avons dit, nous sommes en guerre et si la légende de l'artefact est vrai, il pourrait nous permettre de mettre un terme à tout ça... répondit Olliver, aussi honnêtement qu'il le faisait toujours dans cette forteresse, se pinçant les lèvres malgré tout.

Arya échangea un long regard avec la nouvelle venue qui eut un sourire en coin avant de dire quelque chose à propos de crapaud qui étaient en fait des grenouilles. Arya lui rendit son sourire, comprenant apparemment l'allusion. Ses sourcils se froncèrent pourtant rapidement avant qu'elle ne tourne une nouvelle fois son regard vers eux, les interrogeant sur leurs âges et ce qu'ils faisaient quand ils ne se mettaient pas en tête qu'ils pouvaient sauver le monde.
Apparemment, la réponse éveilla quelque chose en elle puisqu'elle murmura quelques paroles dans une langue à la sonorité aussi douce qu'une musique, bien différente du langage agressif de Mibri. Sous les yeux des deux garçons, sa peau prit la couleur du miel, ses yeux prirent la teinte de l'émeraude, et la marque sur son front disparu. Elle s'approcha ensuite de l'artefact et le prit avec délicatesse, l'enveloppant dans sa cape en plumes de corbeaux, elle le donna ensuite à Olliver, puis se retourna vers la nouvelle venue.

- La voie ne sera pas libre éternellement vous savez, lança celle-ci avant de tourner les talons et de partir.

Ils la suivirent au travers du dédale de couloir, sortant à l'opposé de la porte d'entrée en empruntant un étrange passage. Ils se retrouvèrent au milieu d'un vaste espace en pierre au milieu de l'étendue de sable. Stiles allait cette fois tenter de braver la mise en garde du centaure, et Ollie le suivre, les paroles de la créature oubliées. Mais Arya les arrêta, les réprimandant comme des enfants – ce qu'ils étaient sans doute comparé à elle.

- Mais qu'est-ce que ce sable peut nous faire à la fin ? Demanda Stiles, quelque peu sur les nerfs.

- Pas grand chose, vous allez juste vous enfoncer lentement et pendant que vous vous enfoncerez, ils absorbera votre âme et votre essence vitale pour se nourrir et se répandre. On l'appelle le sable des âmes, rétorqua la femme des crapauds-grenouilles.

Cela refroidit quelque peu l'ardeur des deux jeunes hommes qui revinrent bien sagement au milieu de l’îlot de pierre. Ollie allait demander ce qu'ils attendaient quand un immense dragon de la couleur de l'émeraude apparut. Arya sourit largement en le voyant et s'en approcha sans crainte.
L'animal mythique parla dans l'esprit des deux jeunes hommes, fouillant même un peu dans leurs souvenirs avant de leur annoncer qu'ils étaient autorisés à monter sur son dos. Dans leur dos, la forteresse s'éveillait.

- Nous devrions nous dépêcher, pressa Arya, aidant tout le monde à monter et à s'installer sur le dos du dragon dénommé Firnen.

Ils volèrent à peine quelques minutes à une vitesse telle qu'Olliver se demanda comment ils pouvaient considérer voler sur un balai comme rapide. Firnen atterrit au milieu des arbres rachitiques et Arya descendit, les accompagnant rapidement jusqu'à la barrière invisible qui leur permettrait de regagner la forêt, une lumière au creux de sa paume leur fournissant toute la lumière dont ils avaient besoin.

- Si l'on m'avait dit que je laisserais filer un Eldunari aussi vieux un jour, soupira l'elfe alors qu'ils étaient sur le point de traverser la barrière-portail.

- Qu'est-ce qu'un Eldunari ? Demanda Olliver sans pouvoir s'en empêcher.

- Simplifions en disant qu'il s'agit à la fois du cœur et de l'âme d'un dragon, nous n'avons pas le temps d'en débattre davantage, répondit-elle dans un calme absolu.

Puis elle tourna les talons et partit en courant, bien plus vite qu'aucun humain n'en serait jamais capable. Les deux garçons traversèrent la barrière magique et retrouvèrent les arbres de la forêt interdite, faisant le chemin en sens inverse. Remarquant les lumières de baguettes de préfets et de professeurs sillonnant le château, les deux garçons choisirent de se séparer. Alors qu'au détour d'un couloir Olliver prenait à gauche et son ami à droite, il crut l'entendre entrer dans quelqu'un puis reconnaître la voix de Malory Olianov.
Ollie secoua la tête et cessa de regarder derrière lui, juste à temps pour voir le dos dans lequel il avançait à pas rapides. Il s'étala sur le sol avec toute la classe dont il était capable, remerciant Rowena que l'Oeil soit dans la cape en plume pour le protéger un peu du choc. Il se releva rapidement, regardant autour de lui dans l'espoir de prendre la tangente avant que le professeur ne le crucifie sur place. Et pour une fois, voir qu'il s'agissait de sa sœur ne le rassura pas le moins du monde.
Il choisit de couper court à tout reproche possible et tendant l'Oeil à sa sœur et en lui annonçant que le monde magique était sauvé. Olliver avait définitivement toujours d'excellentes idées... Comme ne pas regarder devant lui et percuter le dos de sa sœur alors qu'il tentait de regagner son dortoir en toute discrétion.

_________________


"Humor was a good way to hide the pain" Rick Riordan.


Revenir en haut
Mafalda Owen Césarius
DIRECTEUR

Hors ligne

Inscrit le: 18 Sep 2011
Messages: 2 624
Localisation: Mon bureau
Féminin
Maison: Serpentard
Baguette: Hermione
Balais: Eclair de Feu
Gallions: 70460
Patronus: Un lynx
En Couple avec: Sylvius Césarius
Animal: Lapin
Grade: Directrice de Serpentard, Directeur Adjoint, Professeur de Divination

MessagePosté le: Lun 8 Sep - 22:10 (2014)    Sujet du message: Concours Coupe des maisons Répondre en citant

Bonjour à tous !

  

 
Voici le classement du concours :
  

 
1er

Kanaliou Scarlet et Sylvius Césarius (16,66/20)
Ils gagnent 150 points !


2ème

Olliver Argent (16/20) qui gagne 100 points !


3ème

Elwine Bones (15/20) qui gagne 50 points



  

 

  
Bravo à Derek Darwin pour sa participation. Il remporte 25 points !
  

_________________
Mafalda Owen Césarius
Admin
Directrice de Serpentard
Professeur de Divination
Gérante d'Honeydukes et de l'animalerie


☜❤☞ La grandeur inspire l'envie, l'envie engendre le dépit, le dépit répand le mensonge... AD ☜❤☞


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:12 (2017)    Sujet du message: Concours Coupe des maisons

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Tenebros Poudlard Index du Forum -> Poudlard -> Bibliothèque -> Concours Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | Panneau d’administration | créer un forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template lost-kingdom_Tolede created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com